Waregem 2017

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Providence - 2e Dragons - Waregem 2017

dimanche 1 juillet 2018

Bataille des Quatre Bras : 19-20 mai 2018


 






Dans l'après-midi du 16 juin 1815 :
un millier de cavaliers bardés de fer s'élancent sur la brigade Halkett, surprennent infanterie qui ne parvient pas à former le carré à temps, lui prennent ses drapeaux et renversent également les 73e et 33e régiments d'infanterie, dont les hommes s'enfuient ...



Mai 2018 :
le 7e Cuirassiers avec l'appui du  2e Dragons... commémorent la prise des drapeaux









Merci aux photographes

dimanche 3 juin 2018

Brigadiers du 5e régiment de Dragons (Baron Louis-François Lejeune)


Ces aquarelles, attribuées au baron Louis-François Lejeune, font partie d'un exceptionnel ensemble de trois (publié dans Tradition Magazine N° 73 en février 1993 - d'après un fac-similé réalisé par La Sabretache en 1901, sur les originaux conservés dans la famille du baron Lejeune).


Ces brigadiers du 5e régiment de Dragons ont été réalisés sur le vif, puis terminé en atelier entre 1800 et 1803. Si nous examinons chaque pièce de l'uniforme une à une, voici ce que nous constatons:
Le casque : crinière de grande ampleur et houppe de cimier directement tirée de la crinière, visière non cerclée. Les "jouelières" d'écailles sont difficilement explicables dans cette configuration qui nécessitent une trop grande longueur ! La vue de profil gauche du casque nous révèle l'absence de rosace et la fixation des jouelières directement sur le bandeau. Il devait s'agir d'un usage répandu à l'époque (les jouelière à écailles étaient une nouveauté) et Lejeune semble les avoir vu ainsi...

fac-similé

L'habit : il est intéressant car il nous illustre le décalage entre les mesures réglementaires de 1786 et de 1791 et les réalités de la "mode" venues de la Révolution : basques très allongées et collet élevé. Par ailleurs la veste est ronde, sans échancrure et la culotte de mouton est garnie de manchettes protectrices.
fac-similé

Les bottes souples en cuir de veau nécessitent une suspension à la culotte par intermédiaire d'une patte de cuir. On notera la forme pointue du pied de botte. Le sabre est du modèle de 1790, créé à l'origine pour les chasseurs à cheval. Les buffleteries sont du modèle de 1786. (Source : Tradition Magazine N° 73)

fac-similé

Notes et aquarelles E. Fort d'après Lejeune










LEJEUNE (le baron Louis-François), général et peintre français, né à Strasbourg en 1775. Lejeune entra d'abord dans l'atelier de Valenciennes et y fit ses premières études de peinture. La révolution vint l'arracher à ses douces occupations, et il fut compris, en 1792, dans la levée en masse ; il fit partie de cette célèbre compagnie des arts dont beaucoup de soldats se sont fait un nom dans les fastes militaires.
Son intrépidité et son intelligence lui valurent un avancement rapide.
Il fit la campagne d'Égypte, passa de l'infanterie dans l'arme de l'artillerie, puis dans celle du génie, fut fait colonel au siège de Saragosse et général de brigade à la bataille de la Moskowa. Il assista à dix sièges et à un grand nombre d'actions.
Il se distingua en particulier au passage de l'Ourthe, en Belgique ; à Lientz, dans le Tyrol, et au siège de Colberg, où le général Loison le chargea d'enlever d'assaut le fort de Volfsberg. Lejeune s'acquitta de cette mission avec une rare intelligence, et, par une habile manœuvre, mit l'ennemi dans l'impossibilité de lui faire aucun mal.

Le baron Louis-François Lejeune ,
colonel aide de camp du maréchal Berthier,
vers 1810
              
Devenu aide de camp du prince Berthier, il assista à la bataille d'Essling, où l'armée française faillit être battue par les Autrichiens. Lejeune, jugeant que l'inondation du Danube pouvait mettre en péril l'Empereur, qui se trouvait dans l'île de Lobau, entreprit, au milieu de la nuit et malgré des dangers de toutes sortes, de lui procurer une barque ; il y parvint à force de recherches et d'activité, aborda dans l’île, et rencontra sur le rivage l'Empereur et Berthier. Une torche fut allumée, et à sa lueur Napoléon dicta à Lejeune l'ordre de la retraite qu'il le chargea de remettre aux maréchaux Bessières et Masséna ; ceux-ci avaient passé la nuit sur les champs d'Essling et d'Aspern. Lejeune, laissant l'Empereur et son major général disparaître dans la barque, reprit le chemin d'Aspern, et parvint, après d'incroyables fatigues, à remplir la glorieuse mission qui devait assurer plus tard la victoire de Wagram.
Lejeune n'avait pas cessé au milieu des camps de cultiver la peinture, et il devint naturellement peintre de batailles. Il exécuta en 1800 l'Incendie de Charleroi ; exposa le 25 mai 1801, jour anniversaire de la victoire de Marengo, un tableau de cette bataille.

La bataille de Marengo : détails

Autoportrait du Capitaine Lejeune
(ici en train d'adresser à Berthier des prisonniers
qui veulent lui rendre leurs armes)
attestent de sa participation à la bataille de Marengo

Le général Major Zack est fait prisonnier par trois cavaliers. 
L'un d'eux est un dragon : Amans Biron, Sapeur 
au 1er Régiment de Dragons,

Dragon et aide de camp du général Berthier, 
Laborde, renversé sous son cheval tué

D'autres tableaux suivirent à peu d'intervalle. Nous citerons la Bataille du Mont-Thabor, qui a été gravée par Bovinet ; celles d'Aboukir, d'Austerlitz, de Somo-Sierra, de Salinaz et de la Moskowa, le Passage du Rhin par Jourdan.
En 1805, Lejeune obtint la grande médaille d'or à l'exposition.
C’est au Salon de 1806 que Lejeune exposa La Bataille des Pyramides.

La Bataille des Pyramides : des dragons en arrière plan (détail)

Après la restauration, il se retira du service et se livra exclusivement à la peinture. Quoique ayant été victime d'une tentative d'assassinat de la part d'un garde-chasse et ayant eu les deux bras percés par une balle, son pinceau ne perdit rien de sa fermeté. Celui de ses tableaux qui fit le plus de sensation par le sujet qu'il avait choisi parut au salon de 1817. Lejeune s'y est représenté dans l'affaire de Guisando, au moment où son escorte, égorgée par huit cents guérillas, le laisse au pouvoir de ses ennemis. Après l'avoir dépouillé de ses vêtements, les volontaires espagnols ajustent vainement sur lui leurs fusils, tous les coups ratent ; et le chef des guérillas, prenant cette circonstance pour un signe de la volonté du ciel, lui accorde la vie. A la suite de cette affaire, Lejeune, prisonnier de don Juan Medico, avait été quelque temps détenu en Angleterre, où l'avaient expédié les Espagnols.

Le combat de Guisando :
Un dragon seul face à la guérilla (détail)

Lejeune donna en 1824 la Bataille de la Chiclana, et en 1827 la Prise de Saragosse.
Après la révolution de 1830, il fut rétabli sur le cadre d'état-major général de l'armée en qualité de maréchal de camp.
Lejeune s'était retiré à Toulouse, où il devint directeur de l'école des beaux-arts et de l'école industrielle ; il y est mort le 27 février 1848.
Lejeune avait été créé, par l'Empereur Napoléon, baron et commandant de la Légion d'honneur.

Attaque du grand convoi ramenant les dames de la cour
du roi Joseph en France (détail) : trois dragons sont représentés

Sources:
Tradition Magazine N° 73 en février 1993
www.1789-1815.com
www.photo.rmn.fr
assosehri.fr

mardi 1 mai 2018

Monceau sur Sambre, 14 avril 2018


Sous le Consulat et l’Empire, l’armée sera réorganisée  par Napoléon. Sentant la nécessité de disposer de troupes montées susceptibles de combattre à pied, l’Empereur créa 2 divisions de dragons à pied en 1803 au camp de Boulogne. Il n’en resta qu’une pour la campagne d’Allemagne en 1805 : la division Baraguay d’Hilliers (7 200 hommes organisés en bataillons provisoires issus de régiments de dragons montés à l’origine). Napoléon compte les transformer en cavalerie avec les prises Autrichiennes. Ces dragons portent des bottes trop hautes pour bien supporter les marches infernales que leur impose l'Empereur et trop courtes pour bien se tenir à cheval. Baraguay d’Hillier leur fera même faire des guêtres ! Peu habitués à marcher (surtout aux cadences infernales imposées par Napoléon) ils souffrent beaucoup dès les premiers jours et n’étant pas rompus aux tactiques d’infanterie ils subiront quelques “ surprises ” désagréables qui nuiront à la réputation de leur général . C'est surtout  le manque de chevaux qui a amené la création de cette unité. D’autre part, leur fusil est trop court pour être efficace en tant qu’arme d’infanterie. Dès le 23/10/1805, Berthier annonçait à Baraguay d’Hillier : “ L’Empereur a fait connaître que son intention est de monter tous les dragons à pied". Cependant, un autre essai eu lieu en à partir du 12/09/1806 avec deux régiments formés d’hommes tirés des dépôts de dragons mais encadrés par des officiers de la Garde et par ailleurs rattachés à la Garde  (le 1er au Grenadiers, le 2eme aux chasseurs). Ils seront remontés avec les chevaux pris aux Saxons et aux Prussiens en octobre et novembre de la même année .Pour être exhaustif ,il faut citer la création d’une unité de dragons à pied en 1805 en Italie par Masséna mais elle sera dissoute en janvier 1806 après la fin de la campagne en Allemagne. Il ne faut pas confondre ces corps avec les régiments provisoires de dragons que l’on retrouvera en Espagne mais qui ne sont que des cavaliers démontés en attente de remonte.
régiments d’origine.