Division Dumas (cavalerie)
Commandant : Général Alexandre Dumas
Effectif : 3 050 hommes
Composée des demi-brigades suivantes :
- 3e régiment de dragons : 2 escadrons pour 390 hommes
- 14e régiment de dragons : 3 escadrons pour 640 hommes
- 15e régiment de dragons : 2 escadrons pour 230 hommes
- 18e régiment de dragons : 4 escadrons pour 330 hommes
- 20e régiment de dragons : 3 escadrons pour 530 hommes
- 7e régiment bis de hussards : 3 escadrons pour 630 hommes
- 22e régiment de chasseurs à cheval : 3 escadrons pour 280 hommes

Le 20e
régiment de dragons
1798 :
Il fut désigné pour l’expédition d’Egypte et l’armée d’Orient avec les 3e, 14e, 15e et 18e de dragons, 22e chasseurs à cheval et 7e de hussards sans compter un escadron de guides du général Bonaparte. Le régiment servit en Egypte entre 1798 et 1801. Il servit à Alexandrie, Cheibreiss et à la bataille des Pyramides en 1798.
1799 :
Le
général Bonaparte décida l’expédition de Syrie et rassembla une force
de 10 000 fantassins formés en quatre divisions, commandées par Kléber,
Régnier, Lannes et Bon, ensuite que 1 200 cavaliers sous les ordres de
Murat : 1er escadron du 7e de hussards, un du 22e de chasseurs à cheval, un du 20e de dragons, trois du 3e de dragons, trois du 14e de dragons et trois du 18e de dragons auquel s’ajoute le régiment des dromadaires (formé le 9 janvier, notamment avec quelques dragons du 18e régiment). Il fit la campagne de Syrie et servit à El Arish, à Gaza et à la bataille du Mont Thabor.
1800 :
En 1800, il servit à la bataille d’Heliopolis.
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La Bataille d'Héliopolis, 29 Ventôse, An 8 (20 mars 1800) |
1801 :
Le 28 février,
une flotte anglaise de 70 navires se présenta devant Alexandrie mais à
cause d’une mer grosse ne put débarquer son corps expéditionnaire de
18 000 Anglais, Napolitains et Maltais. Elle se présenta devant Aboukir,
le 6 mars, puis débarqua enfin 5 000 hommes le 8 au matin. Le général
Friant, commandant d’Alexandrie, disposait de 1 500 combattants des 25e, 61e et 75e de ligne, des 18e et 20e
régiments de dragons et de 12 pièces d’artillerie. Il tenta de
repousser l’ennemi à la mer, dans le combat dit d’Aboukir, ou de Canope,
le 8 mars. Une charge du 18e de dragons enfonça une première
ligne de fantassins anglais mais vint mourir sur la deuxième ligne, le
régiment subit à cette occasion de lourdes pertes. Il se reforma avec le
20e régiment de dragons et effectua une charge victorieuse
irrésistible. Le combat était cependant inégal, Friant préféra
abandonner le champ de bataille et se replier sur Alexandrie, 1 100
Anglais avaient été tués ou blessés sur 5 000, pour 400 des 1 500
Français.
Les Anglais
mirent le siège devant Aboukir, Menou expédia en renfort à Friant, le
général Lanusse avec 3 400 hommes, 500 cavaliers et 9 canons. Il
atteignit Alexandrie le 11 mars, portant les forces de Friant à 4 600
hommes et vingt canons au camp des Romains. Ils furent attaqués par
l’armée anglaise d’Abercromby, 18 000 hommes, le 13 mars. Ayant étaient
pris de flanc par Lanusse, ils durent se retirer en laissant 1 900 tués
et blessés, pour seulement 600 Français. Le général Menou vint bientôt
avec le gros de l’armée, portant les forces françaises à 8 000
fantassins, 1 360 cavaliers et 50 canons, à Alexandrie qu’il atteignit
les 19 et 20 mars. Les 3e et 14e régiments de dragons étaient commandés par le général Boussart, les 15e, 18e et 20e régiments de dragons par le général Roize, le 7e de hussards, le 22e
de chasseurs à cheval et le régiment des dromadaires par le général
Bon, le tout formant la cavalerie française sous les ordres de Roize.
Le 21 mars,
Menou livra la bataille d’Aboukir, ou du camp des Romains, lançant
l’attaque contre les 15 000 Anglais d’Abercromby qui ne disposait
cependant que de 200 cavaliers mais avec 70 canons. Le général Roize
lança sa cavalerie sur l’ennemi, d’abord les 3e et 14e régiments de dragons qui chargèrent la première ligne ennemie. Une partie du 14e
régiment s’empêtra dans des fossés creusés sur le front du camp
anglais. Les Anglais furent toutefois enfoncés, pénétrèrent dans le camp
où s’engagea un corps à corps au milieu des tentes et du matériel
anglais. Sous le feu de la seconde ligne anglaise, décimés, ils durent
se replier. Roize lança alors l’ensemble de sa cavalerie, enfonça à
nouveau la première ligne anglaise mais échoua sur la seconde laissant
les deux tiers de ses cavaliers tués ou blessés sur le champ de
bataille. Il dut se replier derrière l’infanterie française. Cette
dernière avait perdu 2 500 hommes pour 2 300 Anglais, les deux armées se
retranchèrent sous Alexandrie.
Source : https://revolutionsehri.wordpress.com/20e-regiment-de-dragons
Le 18e
régiment de dragons
1798 :
En mars, le 18e
de dragons faisait partie de la division Reynier constituée de la 9ème et de la 85ème demi-brigade de ligne et du 22ème de chasseurs à cheval et 18ème de dragons. Il fut désigné pour l’expédition d’Egypte et l’armée d’Orient avec les 3e, 14e, 15e, 18e et 20e de dragons, 22e chasseurs à cheval et 7e de hussards sans compter un escadron de guides du général Bonaparte.
Le 18e
de dragons fort de quatre escadrons à deux compagnies, soit 49
officiers, 460 hommes mais seulement 22 chevaux, fut embarqué pour
moitié à Gênes et pour moitié à Marseille. Le convoi de Marseille
mouilla à Toulon le 15 mai, puis mit la voile le 19. Il rallia ensuite
Gênes le 22 mai, puis la Corse le 26 et Civita-Vecchia le 9 juin. Le 10
juin, la flotte française était en vue de Malte qui fut prise le 12.
Après quelques jours, la flotte se remit en route pour l’Egypte, le 19
juin et se présenta devant Alexandrie le 1er juillet. Le
régiment fut débarqué, la ville d’Alexandrie enlevée d’assaut le
lendemain sous le commandement des généraux Kléber et Menou. Les tribus
arabes sommées de coopérer et qui firent leur soumission fournirent 300
chevaux au prix de 240 livres la monture et 500 dromadaires au prix de
120 livres.
L’armée formée en cinq divisions se mit en route par intervalle, les deux brigades de cavalerie et la 5e
division, sous les ordres du général Dugua se mirent en route en
longeant le littoral pour Rosette le 5 juillet. L’embouchure du Nil fut
atteinte le lendemain alors que la flottille du contre-amiral Perrée
avait suivi par la mer. Les marins réunirent les barques nécessaires
pour embarquer les cavaliers non montés avec leurs selles ainsi que des
munitions, ils appareillèrent le 9 juillet pour remonter le Nil, en
suivant la rive gauche. La flottille atteignit Ramanieh le 12 au matin
alors que l’armée avait ralliée cette position dans de difficiles
conditions par le désert. La flottille devait ensuite rallier par le
Nil, Munieh, mais s’étant mis en marche dans la nuit, poussée par un
vent violent du Nord, elle devança l’armée et se trouva en présence
d’une flottille des Mamelucks et janissaires forte de 60 bâtiments
armés.
La
flottille fut assaillie le 13 juillet, dans le combat de Chobrakeit,
combat inégal, les navires français étant moins nombreux, moins bien
armés, l’ennemi fusillant aussi nos bateaux des deux rives élevées du
fleuve. Les Mamelucks avaient apporté à dos de chameaux de petits canons
qui firent des ravages dans les rangs français. Groupés sur les
embarcations, en peine de répondre, les cavaliers français furent
sévèrement mis à l’épreuve. Les généraux Andréossy et Zayoncheck, les
firent débarquer et formèrent des carrés pour résister aux assauts de la
nombreuse cavalerie arabe. Le 18e de dragons forma l’un
d’eux, étrange situation pour un régiment de cavalerie. La situation fut
sauvée par l’arrivée de l’armée française, marchant au son du canon,
qui se présenta vers 8 heures du matin. Les Mamelucks étaient commandés
par Mourad Bey qui fit ranger son armée forte de 18 000 hommes en
bataille.
L’armée
française, forte de cinq divisions, forma cinq carrés se flanquant entre
eux, la faible cavalerie forma cinq pelotons qui furent placés au
milieu des carrés, 36 canons étaient placés aux angles et à l’arrière,
avec une réserve de 2 500 hommes commandée par Murat. Les Mamelucks se
jetèrent inconsidérément sur ce dispositif défensif, ils ne purent
enfoncer les carrés, les dépassèrent pour tomber sur la réserve mais
furent fusillés à bout portant de toute part et mis en fuite, laissant
beaucoup de morts. L’artillerie française et les tirailleurs obligèrent
ensuite la flottille ennemie à se retirer, les Français avaient perdu 3
ou 400 hommes, l’ennemi 300 cavaliers, 500 hommes de la flottille, 9
canons et l’ensemble des 60 navires auxquels ils mirent le feu pour
s’enfuir par la terre. Après cette victoire complète, l’armée campa à
Chabour dans la soirée. Le 14 juillet, elle atteignit Koum-Chérif, le 15
Al-Kam, le 16 Abou-Néchabeb, le 18 Ouardan, le 19 Omm-Dinar non loin
des Pyramides.
Les Mamelucks défendirent la capitale du Caire, et une bataille fut menée le 21 juillet, la bataille des Pyramides. Le 18e
de dragons y participa, le scénario fut similaire à la journée de
Chobrakeit, Mamelucks, janissaires et Arabes furent totalement vaincus
et décimés dans des charges suicidaires contre les carrés français
infranchissables. Ils laissèrent 7 000 tués sur le champ de bataille,
Mourad Bey pris le parti de s’enfuir dans le Sud après avoir incendié sa
flottille portant son trésor. Les Français s’emparèrent toutefois de
canons et d’un riche butin. Le capitaine Simon, du 18e de
dragons fut blessé durant la bataille d’un coup de feu et le dragon
Giroux s’illustra durant le combat par sa bravoure. Le 22 juillet, un
détachement de la 32e de ligne s’empara du Caire, tandis que
Bonaparte y fit son entrée le lendemain. Pour monter sa cavalerie, le
général en chef créa un centre de remonte au Caire et un autre à Boulak.
Le 18e dragon avec l’infanterie du général Vial fut envoyé en garnison à Damiette.
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Ce dernier atteignit Mansourah le 4 août et y laissa une garnison formée de 3 officiers et 60 hommes de la 13e demi-brigade de ligne et de 69 dragons du 18e
régiment. Les populations musulmanes étaient hostiles aux Français dans
leur immense majorité. Le poste de Mansourah fut attaqué le 9 août, il
n’y eut qu’un seul survivant parmi la garnison française :
« Le 22 thermidor, à 8 heures du
matin, il se manifesta quelques rassemblements. Une multitude armée
attaqua le poste qui fut obligé de se replier sur la caserne que l’on
avait barricadée. La caserne elle-même fut investie par la multitude qui
essaya d’y mettre le feu, mais le feu vif de mousqueterie que faisaient
les Français, obligeait toujours les Turcs à se retirer et rendait
leurs efforts nuls. Les cartouches commençaient à diminuer, une dizaine
de soldats avaient déjà été tués, plusieurs étaient blessés, le nombre
des combattants était trop inégal pour pouvoir échapper à leurs mains si
l’on ne tentait pas un coup d’audace pendant qu’il était encore temps,
puisqu’il restait environ 100 hommes et quelques munitions. Ils
essayèrent de sortir de la caserne, ce qui leur réussit assez bien, à
cela près de la perte de quelques hommes. Le danger présent qui fait
toujours oublier les suites funestes, ne permit pas au chef de ces
troupes de réfléchir sur leur situation. Pendant qu’une partie contenait
cette populace effrenée, l’autre s’emparait d’une quantité de barques
nécessaires pour embarquer le tout et s’abandonner au courant du Nil.
Tout concourait à leur perte, les habitants de l’autre rive, du village
de Talka, empêchèrent les Français de s’embarquer par une grêle de
balles qui en tua une partie. Le reste voyant que ce moyen d’échapper à
la mort ne pouvait leur réussir, essaya de sortir de Mansourah pour se
diriger vers le Caire. Quoique accueillis de pierres, de morceaux de
poteries, de coups de fusils lancés par les fenêtres, bien accompagnés
et suivis de près, ces braves militaires, bien que diminuant de nombre à
chaque instant, faisaient feu partout. Bientôt, le nombre des
combattants réduit à 30, obligés d’abandonner les blessés qui étaient
sur le champ assommés, manquant totalement de cartouches ne se défend
plus qu’avec la baïonnette ou le sabre. Enfin plusieurs bandes de ces
fanatiques se jetèrent avec un acharnement incroyable sur ce reste de
braves et les décapitèrent. Un seul des 129 Français, nommé Mourchon,
dragon au 18e régiment, échappa à la férocité turque en se
jetant dans le Nil, quoique traversé d’une balle à la cuisse et de
plusieurs coups de sabre, préférant se noyer plutôt que de subir mille
tourments. Mais sachant nager, la nature s’y refusa. Il aborda sur
l’autre rive, dans le Delta, à un quart de lieue du village de Shoubra,
vers lequel il se dirigeait sans dessein formé. Il vit venir à lui
plusieurs cavaliers turcs, il se jeta de nouveau dans le Nil. Ayant
aperçu que deux cavaliers lui faisaient signe d’approcher, il revint à
terre. La première réception qui lui fit l’un deux en l’abordant fut de
lui tirer un coup de fusil à bout portant, qui rata, l’autre prenant
pitié de sa situation, lui exprima qu’il s’opposerait à ce qu’il lui
soit fait du mal. Les habitants du village le traitèrent humainement
jusqu’à ce qu’il se fut rendu ce qui ne tarda pas. Le 3 fructidor,
l’adjudant-général Laugier qui remontait au Caire pour instruire
Bonaparte de la disparition du détachement, arrivé à hauteur du village
de Shoubra, entendit crier en notre langue : « venez me délivrer, je
suis Français ! ». On vit paraître un malheureux se traînant et
dépouillé, n’ayant pour tout vêtement qu’un mauvais caleçon qui lui
servait à cacher sa nudité. Après les premières transports de
joie qu’il éprouvait de revoir des compatriotes, il pria
l’adjudant-général Laugier de lui donner quelque argent afin de
récompenser les paysans, des soins qu’ils avaient pris de lui, en
assurant qu’il était le seul Français qui eût échappé au massacre. Tel
est le récit fidèle de ce malheureux événement fait par le citoyen
Mourchon, appuyé d’une pièce authentique qui a été remise au général
Berthier, chef d’Etat-major de l’armée d’Orient ».
Suite à ce massacre, la division Victor et le 18
e
de dragons furent chargés de patrouiller dans la région de Damiette,
formant des colonnes mobiles pour circoncire la rébellion, le village de
Shouara constituant un des foyers. Le 20 septembre, un parti de 2 000
révoltés armé de trois canons fut attaqué dans ce village par la
division. Les canons furent pris, les insurgés dispersés laissant sur le
champ de bataille 3 à 400 morts. Dans ce combat, le dragon Pampeno
s’empara d’un drapeau et fut cité à l’ordre de l’armée le 3 vendémiaire
an VII. Le calme revint dans la région mais la révolte s’étendit au
Caire qui éclata le 21 octobre. Les dragons au dépôt du régiment
participèrent à sa réduction. Par la suite, le 4 décembre, un millier de
cavaliers montés furent rassemblés de tous les régiments de l’armée et
sous les ordres de Davout, avec une batterie d’artillerie légère et six
navires de guerre partit rejoindre dans le Sud, la division Desaix. Le
18
e de dragons fournit un escadron de 100 chevaux, commandé
par le chef d’escadron Bouvaquier, ce renfort atteignit Beni-Souyef, le 9
décembre.
1799 :
Le général
Bonaparte décida l’expédition de Syrie et rassembla une force de 10 000
fantassins formés en quatre divisions, commandées par Kléber, Régnier,
Lannes et Bon, ensuite que 1 200 cavaliers sous les ordres de Murat : 1er escadron du 7e de hussards, un du 22e de chasseurs à cheval, un du 20e de dragons, trois du 3e de dragons, trois du 14e de dragons et trois du 18e de dragons auquel s’ajoute le régiment des dromadaires (formé le 9 janvier, notamment avec quelques dragons du 18e régiment).

L’armée se mit
en marche après s’être concentrée à El Arish, le 17 février. Elle
atteignit Gaza, le 23 février et livra un combat contre Abdallah le
lendemain, les dragons le poursuivirent pendant deux lieues, lui prenant
deux canons et lui sabrant 300 hommes. Les Français perdirent 60 tués
ou blessés. Le chef de brigade du 18e de dragons, Lédée, fut
chargé de commander un dépôt de cavalerie formé à Gaza avec tous les
hommes démontés des différents régiments de cavalerie et avec les
chevaux éclopés. Le 3 mars l’armée atteignit Jaffa où elle retrouva
Abdallah qui fut repoussé, la ville fut enlevée le 6 mars d’assaut.
Bonaparte continua sa marche en avant, atteignant Kakoum le 15 mars où
fut encore repoussé Abdallah, il atteignit Saint-Jean-d’Acre, le 19
mars. Le siège infructueux devait durer jusqu’au 20 mai. Une armée de
secours venue de Damas, forte de 25 000 hommes, dont 12 000 cavaliers,
passa le Jourdain au pont de Yacoub mais fut battue par l’avant-garde
française commandée par Junot à Nazareth, le 8 avril. En danger d’être
toutefois submergée, la division Kléber qui n’était forte que de 3 000
hommes, fut rejointe par Bonaparte et la division Bon, ainsi que toute
la cavalerie disponible. L’armée de Damas fut vaincue le 16 avril, à la
bataille du Mont-Thabor, où le 18e de dragons s’illustra et
participa à la poursuite de l’ennemi. Tous les assauts contre
Saint-Jean-d’Acre ayant échoué, la retraite et le retour en Egypte fut
décidé par Bonaparte, l’armée se remit en route le 20 mai, protégée dans
sa retraite par la cavalerie. Le 2 juin, elle atteignit El Arish, le 7
Salahieh, ayant essuyé une perte totale de 1 500 hommes. La division
Kléber, avec le 18e de dragons fut placée en garnison et en surveillance à Damiette.

Une
armée turque forte de 8 000 janissaires fut transportée par la flotte
anglaise jusqu’à Damiette, un premier contingent de 4 000 hommes fut
débarqué. Le 1er novembre, le général Verdier commandant la
place de Damiette, fit une sortie contre l’ennemi, avec environ 1 000
hommes, de la 2e légère, de la 32e de ligne, le 18e
de dragons et le régiment de dromadaires. Malgré le feu de la flotte
anglaise, les Français se jetèrent sur leur camp, les janissaires firent
feu de leurs fusils non équipés de baïonnettes, mais furent enfoncés et
taillés en pièces. Environ 3 000 furent tués ou se noyèrent, 800 furent
fait prisonniers. Les Français s’emparèrent de 32 drapeaux, d’une pièce
de 24 et de quatre pièces de campagne. Durant ce combat, le capitaine
Simon fut blessé de trois coups de sabre, le lieutenant David d’un coup
de sabre à la main gauche, le capitaine Loizeaux, d’un coup de lance à
la cuisse gauche, le lieutenant Lannabras d’un coup de sabre au bras
droit, le lieutenant Martin, d’un coup de sabre au pied. Le chef
d’escadron Leclerc se fit particulièrement remarquer et eut deux chevaux
tués sous lui, ce qui lui valut du commandant en chef un sabre
d’honneur (confirmé le 20 décembre 1800).
Pendant ce temps, l’escadron du 18e
de dragons dans le sein de la division Desaix, participa à la conquête
de la Haute-Egypte. Forte de 5 000 fantassins, 1 200 cavaliers, 14
canons et d’une flottille, il se mit en route pour Minieh le 20 décembre
1798, Melaouy le 21, Syout le 24, Girgeh le 29.
Il reprit sa
marche le 23 janvier, pour Denderah, puis les ruines de Thèbes, le 24,
le détroit des Deux-Montagnes le 25, Esné le 26, arriva à hauteur de
Syène, le 2 février sur la rive gauche du Nil. Il traversa le fleuve
poussant devant lui dans de nombreux combats les Mamelucks de Mourad
Bey. Le 18e de dragons s’illustra aux combats de Souaki le 3
janvier, de Tahtah le 8 janvier et de Samhoud le 22 janvier. Acculé,
Mourad Bey décida un mouvement offensif vers le Caire, marchant sur
Syout mais devant la nouvelle des forces présentes dans la ville et la
menace de la division Desaix, il se jeta dans le désert et se réfugia
dans la grande oasis. Son lieutenant, Hassan, qui campait aux puits de
la Guitta, surprit la flottille française à Baroul, s’en empara et
massacra 500 Français. Desaix se porta contre lui et l’affronta le 2
avril au combat de Byr-el-Bar. Il s’agissait d’un défilé, que les hommes
du 7e de hussards et du 18e de dragons atteignirent avant les Mamelucks. Commandés par le colonel Duplessis, du 7e
de hussards, ils se jetèrent sur l’ennemi qui fut rompu, mais Duplessis
ayant été tué, les Mamelucks se reformèrent. Les deux régiments vinrent
finalement à bout des mamelucks d’Hassan. Le chef d’escadron Bouvaquier
qui commandait l’escadron du 18e de dragons, fut percé de
coups de sabre dans l’action et tué. Le capitaine Delmas fut également
tué ainsi que plusieurs dragons et bien d’autres blessés. Les Mamelucks
se dispersèrent.
Le 18 avril,
Mourad forma encore un rassemblement à Beni-Adin. Davout vint l’y
attaquer avec une force de 2 000 hommes dont l’escadron du 18e
de dragons. L’ennemi étant trois fois plus nombreux préféra toutefois
se mettre en défense. L’avant-garde de Mourad, forte de 300 hommes fut
entamée par celle des Français, repoussée sur un oasis, le village cerné
et enlevé après un vif combat. Le village avait été fortifié, les
maisons crénelées et barricadées. Les Français durent enlever chacune
d’elles dans un âpre combat où il ne fut pas fait de quartier. Pour
contraindre les défenseurs, il fut parfois nécessaire de bouter le feu
aux maisons, finalement le village tomba aux mains des Français ainsi
que le trésor de Mourad bey, chameaux, plumes d’autruches, outres,
gommes, caisses de poudre d’or et environ 6 000 esclaves, ce bourg étant
un entrepôt de commerce de l’Egypte avec le Darfour. Mourad put
s’enfuir à nouveau, accompagné d’une troupe de 400 fidèles et s’enfonça
dans le désert. La conquête de la Haute-Egypte fut terminée par la prise
du port de Cosseir, sur la mer Rouge, le 29 mai, par le général
Belliard.

1800 :
Après le
départ de Bonaparte, Kléber prit le commandement en chef, il dut subir
des revers, comme la perte du fort d’El-Arish, clef du passage entre la
Palestine et l’Egypte, assiégé depuis le 30 décembre qui tomba par
trahison et dont toute la garnison fut massacrée par les Turcs. Kléber
se résigna à signer avec le grand vizir la convention d’El-Arish, devant
conduire à l’évacuation par la flotte anglaise des troupes françaises
d’Egypte (24 janvier). Cette convention ne fut pas reconnue par le
gouvernement anglais et exigea que toute l’armée française soit faite
prisonnière. Kléber se résigna alors à la résistance. Il écrasa l’armée
turque à la bataille d’Héliopolis, le 20 mars, mais le 18e de
dragons était alors séparé en trois unités, à Alexandrie, à Damiette et
en Haute-Egypte, son dépôt au Caire. Kléber marcha alors sur le Caire à
nouveau en insurrection et repris la ville aux insurgés après un siège
de 35 jours de combat, la ville capitula le 24 avril. Mourad bey fit sa
soumission devant Desaix en Haute-Egypte dont il reçut la
responsabilité, mais Kléber fut assassiné par un fanatique musulman, le
14 juin, jour de Marengo. Il fut remplacé par le général Menou, qui se
fit « musulman » et appeler Abdallah Menou.
1801 :
Le 28 février,
une flotte anglaise de 70 navires se présenta devant Alexandrie mais à
cause d’une mer grosse ne put débarquer son corps expéditionnaire de
18 000 Anglais, Napolitains et Maltais. Elle se présenta devant Aboukir,
le 6 mars, puis débarqua enfin 5 000 hommes le 8 au matin. Le général
Friant, commandant d’Alexandrie, disposait de 1 500 combattants des 25e, 61e et 75e de ligne, des 18e et 20e
régiments de dragons et de 12 pièces d’artillerie. Il tenta de
repousser l’ennemi à la mer, dans le combat dit d’Aboukir, ou de Canope,
le 8 mars. Une charge du 18e de dragons enfonça une première
ligne de fantassins anglais mais vint mourir sur la deuxième ligne, le
régiment subit à cette occasion de lourdes pertes. Il se reforma avec le
20e régiment de dragons et effectua une charge victorieuse
irrésistible. Le combat était cependant inégal, Friant préféra
abandonner le champ de bataille et se replier sur Alexandrie, 1 100
Anglais avaient été tués ou blessés sur 5 000, pour 400 des 1 500
Français.
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La Bataille d'Aboukir, Louis-François Lejeune |
Le lieutenant
Bégard fut tué, le chef d’escadron Leclerc tué, le lieutenant Capelle
blessé d’un coup de feu au genou gauche, le capitaine Jobard fut blessé
d’un coup de baïonnette, le sous-lieutenant Dumas fut blessé d’un coup
de feu à la main. Le brigadier Palluel, du 18e de dragons,
fut chargé par le général Friant de porter des ordres au commandant du
fort d’Aboukir, mission qu’il accomplit dans les plus grands dangers,
traversant les lignes ennemies une première fois jusqu’au fort puis une
seconde fois au retour. Il força le passage le sabre à la main, eut son
cheval tué, fut sommé de se rendre par cinq Anglais, en tua deux, mis en
fuite ou blessa les autres et put rejoindre Alexandrie. D’autres faits
de bravoure furent signalés, comme celui des brigadiers Albaret et
Caillet, qui s’apercevant que le sous-lieutenant Javarry avait eu son
cheval tué sous lui et avait été fait prisonnier, chargèrent les
Anglais, dégagèrent leur officier, en tuant trois et en blessant deux,
revenant par ailleurs eux-mêmes blessés. Enfin le dragon Giroud qui eut
son cheval tué sous lui dans les rangs ennemis, se débarrassa de quatre
Anglais, dont deux qu’il tua et put rejoindre les lignes françaises. Ces
quatre hommes furent récompensés d’un fusil d’honneur garni d’argent,
confirmé par un arrêté du Premier Consul (15 septembre 1802) et décorés
de la Légion d’honneur (24 septembre 1803).
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Anglais mirent le siège devant Aboukir, Menou expédia en renfort à
Friant, le général Lanusse avec 3 400 hommes, 500 cavaliers et 9 canons.
Il atteignit Alexandrie le 11 mars, portant les forces de Friant à
4 600 hommes et vingt canons au camp des Romains. Ils furent attaqués
par l’armée anglaise d’Abercromby, 18 000 hommes, le 13 mars. Ayant
étaient pris de flanc par Lanusse, ils durent se retirer en laissant
1 900 tués et blessés, pour seulement 600 Français. Le général Menou
vint bientôt avec le gros de l’armée, portant les forces françaises à
8 000 fantassins, 1 360 cavaliers et 50 canons, à Alexandrie qu’il
atteignit les 19 et 20 mars. Les 3e et 14e régiments de dragons étaient commandés par le général Boussart, les 15e, 18e et 20e régiments de dragons par le général Roize, le 7e de hussards, le 22e
de chasseurs à cheval et le régiment des dromadaires par le général
Bon, le tout formant la cavalerie française sous les ordres de Roize.
Le 21 mars,
Menou livra la bataille d’Aboukir, ou du camp des Romains, lançant
l’attaque contre les 15 000 Anglais d’Abercromby qui ne disposait
cependant que de 200 cavaliers mais de 70 canons. Le général Roize lança
sa cavalerie sur l’ennemi, d’abord les 3e et 14e régiments de dragons qui chargèrent la première ligne ennemie. Une partie du 14e
régiment s’empêtra dans des fossés creusés sur le front du camp
anglais. Les Anglais furent toutefois enfoncés, pénétrèrent dans le camp
où s’engagea un corps à corps au milieu des tentes et du matériel
anglais. Sous le feu de la seconde ligne anglaise, décimés, ils durent
se replier. Roize lança alors l’ensemble de sa cavalerie, enfonça à
nouveau la première ligne anglaise mais échoua sur la seconde laissant
les deux tiers de ses cavaliers tués ou blessés sur le champ de
bataille. Il dut se replier derrière l’infanterie française. Cette
dernière avait perdu 2 500 hommes pour 2 300 Anglais, les deux armées se
retranchèrent sous Alexandrie. Le capitaine Durafour et le sous-lieutenant Brun du 18e de dragons furent tués, le lieutenant Martin à nouveau blessé d’un coup de feu au cou.
La situation
était critique, une armée turque descendant de Syrie vers l’Egypte, un
corps de 6 000 Cipayes des Indes fut débarqué sur la mer Rouge et
s’empara de Cosseir. Les Anglais prirent Rosette puis Ramanieh coupant
l’armée française en deux et marchèrent sur le Caire. Le général
Belliard, commandant de la ville, fit refluer vers lui toutes les
troupes de la Haute-Egypte, dont l’escadron du 18e de
dragons. Les Mamelucks pressèrent les Français et dans un engagement du 5
avril, le sous-lieutenant Coulon fut tué, le sous-lieutenant Grandbosq
blessé d’un coup de sabre à la main droite et le sous-lieutenant Laval
d’un coup de lance à la tempe. Entouré de toutes parts, le général
Belliard signa sa capitulation le 27 juin au Caire. Autour d’Alexandrie
des combats eurent lieu, notamment celui du 22 août au fort Marabout. Le
régiment participa à cette action, réduit à 29 officiers, 194 dragons
et 87 chevaux. Le lieutenant Arnould à la tête de 15 dragons, chargea un
escadron anglais qui venait de prendre un canon français et parvint à
le reprendre et à le ramener dans nos lignes. Les dragons Buneau et
Ondel se signalèrent dans cette action, le lieutenant Arnould fut
récompensé par un sabre d’honneur et les deux dragons d’un fusil
d’honneur garni en argent.
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dernier fait d’armes ne put empêcher la capitulation d’Alexandrie, de
l’armée française du général Menou, le 30 août. L’armée française
prisonnière fut embarquée sur des navires anglais et reconduite en
France avec armes et drapeaux. Le 18
e de dragons était réduit
à cette date à 29 officiers et 212 hommes. Il débarqua à Marseille et
fut envoyé en garnison à Alençon où se trouvait l’escadron
complémentaire du régiment. Ce dernier était commandé par le chef
d’escadron Besnière. Il fut stationné à Caen et complété avec des
réquisitionnaires et des conscrits de nouvelle levée. Il faisait partie
des troupes de l’armée de l’Ouest et de la 14
e division
militaire. Il fut employé dans l’Ouest au maintien de l’ordre, à la
sûreté des voitures publiques et à l’escorte des fonds du gouvernement.
Source : https://revolutionsehri.wordpress.com/18e-regiment-de-dragons-roi/
Le 15e régiment de Dragons
1798 :
Le 15e fut désigné pour l’expédition d’Egypte et l’armée d’Orient avec les 3e, 14e, 18e et 20e de dragons, 22e chasseurs à cheval et 7e de hussards sans compter un escadron de guides du général Bonaparte.
1801 :
Les Anglais
débarquèrent près d’Aboukir le 8 mars mais furent contenus par la
général Friant en garnison à Alexandrie et qui avait fait une sortie.
Ils mirent le siège devant Aboukir, Menou expédia en renfort à Friant,
le général Lanusse avec 3 400 hommes, 500 cavaliers et 9 canons. Il
atteignit Alexandrie le 11 mars, portant les forces de Friant à 4 600
hommes et vingt canons au camp des Romains. Ils furent attaqués par
l’armée anglaise d’Abercromby, 18 000 hommes, le 13 mars. Ayant étaient
pris de flanc par Lanusse, ils durent se retirer en laissant 1 900 tués
et blessés, pour seulement 600 Français. Le général Menou vint bientôt
avec le gros de l’armée, portant les forces françaises à 8 000
fantassins, 1 360 cavaliers et 50 canons, à Alexandrie qu’il atteignit
les 19 et 20 mars. Les 3e et 14e régiments de dragons étaient commandés par le général Boussart, les 15e, 18e et 20e régiments de dragons par le général Roize, le 7e de hussards, le 22e
de chasseurs à cheval et le régiment des dromadaires par le général
Bon, le tout formant la cavalerie française sous les ordres de Roize.

Le 21 mars,
Menou livra la bataille d’Aboukir, ou du camp des Romains, lançant
l’attaque contre les 15 000 Anglais d’Abercromby qui ne disposait
cependant que de 200 cavaliers mais avec 70 canons. Le général Roize
lança sa cavalerie sur l’ennemi, d’abord les 3e et 14e régiments de dragons qui chargèrent la première ligne ennemie. Une partie du 14e
régiment s’empêtra dans des fossés creusés sur le front du camp
anglais. Les Anglais furent toutefois enfoncés, pénétrèrent dans le camp
où s’engagea un corps à corps au milieu des tentes et du matériel
anglais. Sous le feu de la seconde ligne anglaise, décimés, ils durent
se replier. Roize lança alors l’ensemble de sa cavalerie, enfonça à
nouveau la première ligne anglaise mais échoua sur la seconde laissant
les deux tiers de ses cavaliers tués ou blessés sur le champ de
bataille. Il dut se replier derrière l’infanterie française. Cette
dernière avait perdu 2 500 hommes pour 2 300 Anglais, les deux armées se
retranchèrent sous Alexandrie.
Source : https://revolutionsehri.wordpress.com/15e-regiment-de-dragons-noailles/
Le général
Bonaparte décida l’expédition de Syrie et rassembla une force de 10 000
fantassins formés en quatre divisions, commandées par Kléber, Régnier,
Lannes et Bon, ensuite que 1 200 cavaliers sous les ordres de Murat : 1er escadron du 7e de hussards, un du 22e de chasseurs à cheval, un du 20e de dragons, trois du 3e de dragons, trois du 14e de dragons et trois du 18e de dragons auquel s’ajoute le régiment des dromadaires (formé le 9 janvier, notamment avec quelques dragons du 18e régiment).
Les Anglais
débarquèrent près d’Aboukir le 8 mars mais furent contenus par la
général Friant en garnison à Alexandrie et qui avait fait une sortie.
Ils mirent le siège devant Aboukir, Menou expédia en renfort à Friant,
le général Lanusse avec 3 400 hommes, 500 cavaliers et 9 canons. Il
atteignit Alexandrie le 11 mars, portant les forces de Friant à 4 600
hommes et vingt canons au camp des Romains. Ils furent attaqués par
l’armée anglaise d’Abercromby, 18 000 hommes, le 13 mars. Ayant étaient
pris de flanc par Lanusse, ils durent se retirer en laissant 1 900 tués
et blessés, pour seulement 600 Français. Le général Menou vint bientôt
avec le gros de l’armée, portant les forces françaises à 8 000
fantassins, 1 360 cavaliers et 50 canons, à Alexandrie qu’il atteignit
les 19 et 20 mars. Les 3e et 14e régiments de dragons étaient commandés par le général Boussart, les 15e, 18e et 20e régiments de dragons par le général Roize, le 7e de hussards, le 22e
de chasseurs à cheval et le régiment des dromadaires par le général
Bon, le tout formant la cavalerie française sous les ordres de Roize.
Le 21 mars,
Menou livra la bataille d’Aboukir, ou du camp des Romains, lançant
l’attaque contre les 15 000 Anglais d’Abercromby qui ne disposait
cependant que de 200 cavaliers mais avec 70 canons. Le général Roize
lança sa cavalerie sur l’ennemi, d’abord les 3e et 14e régiments de dragons qui chargèrent la première ligne ennemie. Une partie du 14e
régiment s’empêtra dans des fossés creusés sur le front du camp
anglais. Les Anglais furent toutefois enfoncés, pénétrèrent dans le camp
où s’engagea un corps à corps au milieu des tentes et du matériel
anglais. Sous le feu de la seconde ligne anglaise, décimés, ils durent
se replier. Roize lança alors l’ensemble de sa cavalerie, enfonça à
nouveau la première ligne anglaise mais échoua sur la seconde laissant
les deux tiers de ses cavaliers tués ou blessés sur le champ de
bataille. Il dut se replier derrière l’infanterie française. Cette
dernière avait perdu 2 500 hommes pour 2 300 Anglais, les deux armées se
retranchèrent sous Alexandrie.