Wavre 2016

Wavre 2016
Providence - 2e Dragons - Wavre 2016

mardi 2 juillet 2019

Ligny 2019 : le guidon



   












Merci aux photographes

PS :
1.    Le décret du 21 messidor an XII (10 juillet 1804) attribue des guidons aux dragons et aux chasseurs à cheval ainsi qu'à l'artillerie à cheval, le train d'artillerie, le train des équipages et la gendarmerie à raison d'un emblème par escadron. Les autres régiments de cavalerie (cuirassiers, carabiniers et hussards) reçoivent un étendard à raison d'un emblème par escadron. Ces emblèmes du modèle 1804 sont tous surmontés d'une aigle.
A noter que l'escadron de mamelouk rattaché administrativement au régiment de chasseurs à cheval de la garde est lui aussi doté d'un guidon surmonté d'une aigle.

Le décret du 25 décembre 1811 dispose dans son article 7, que les régiments ne disposeront plus que d'une seule aigle.
L'article 8 précise que l'étendard attaché aux aigle sera changé lorsqu'il sera usé par le temps et au plus tôt tous les deux ans par l'envoi au corps d'un nouvel étendard dont la description correspond au modèle 1812 (portant donc sur le revers le nom des batailles).
L'article 11 restreint l'attribution d'une aigle aux régiments de cavalerie ayant plus de quatre escadron et précise que celui-ci sera porté au premier escadron.
L'article 13 ordonne enfin que les régiments qui ont plus d'une aigle doivent les renvoyer sans délai au ministre de la Guerre.
On peut donc en déduire qu'à compter de 1813 les régiments de cavalerie sont tous dotés d'un unique étendard modèle 1812. Précisons enfin que de 1804 à 1812 les emblèmes sont sans cravate.


2.    En 1678 quatorze régiments de dragons, appelés "Quatorze Vieux", alignaient 10000 hommes. Durant les sièges, assimilés aux grenadiers, ils obéissaient au Colonel-Général de l'Infanterie. D'autre part, en rase campagne, montés sur des petits chevaux, ils étaient employés pour l'escorte et l'"éclairage" et dépendaient alors de la Cavalerie. Composée de 20 à 60 hommes, la compagnie était dotée d'un guidon (De forme rectangulaire, une extrémité fixée à la hampe, l'autre découpée en demi-cercles convexes). En effet simples auxiliaires de la Cavalerie, les dragons ne pouvaient prétendre à une enseigne attribuée aux "hommes d'armes", le guidon étant lui réservé aux auxiliaires.
Les uniformes du premier Empire, Dragons et guides du Cdt Bucquoy.

Guidon 23e régiment de Dragons - Musée de l'Empéri


mardi 4 juin 2019

Les Dragons (de 1656 à 1784)


En 1743, Maurice de Saxe, passé au service du roi de France, lève un corps composé de volontaires originaires d’Europe de l’Est. L’Antiquité est à la mode et le futur maréchal, par ailleurs féru de théâtre, dote ses cavaliers d’un casque à l’antique constitué d’un bandeau en peau de phoque surmonté d’un cimier bas. Ce corps très prestigieux devient, en 1761, le régiment des dragons de Schomberg.

Le casque est attribué, ainsi que l’habit vert, à l’ensemble des dragons par une ordonnance royale de 1763. Cet uniforme les distingue de la cavalerie de ligne. En effet, bien qu’ils soient au XVIIIe siècle de plus en plus assimilés à la cavalerie, les dragons sont à l’origine des troupes d’infanterie montée.



 

L’idée de ces formations hybrides est très ancienne ; toutefois la tradition attribue leur création, pour la France, au maréchal de Brissac lorsque celui-ci tient le Piémont, à la fin des guerres d’Italie, entre 1550 et 1560. Démuni de cavalerie, il forme avec des fantassins d’élite, capables de monter à cheval, la première formation de « dragons » (l’étymologie de cette appellation reste encore controversée). Il les utilise pour des missions d’escorte, de reconnaissance (l’estrade), d’avant-garde etc. Ces bandes de fantassins montés se multiplient rapidement mais il faut attendre le règne de Louis XIV, en 1656, pour qu’un premier régiment de dragons soit levé. Ils sont au nombre de quatre en 1668 et l’année suivante, un édit organise la nouvelle arme. Le roi y rappelle la double formation de fantassin et de cavalier de ces soldats, crée l’état major et la charge de colonel-général des dragons, qu’il remet au duc de Lauzun. Le corps se développe rapidement et l’armée royale compte treize régiments de dragons en 1680.


Sous le règne de Louis XIV, les dragons portent l’habit rouge, sont coiffés d’un bonnet en drap à longue pointe. Ils sont chaussés de souliers et de houseaux en cuir noir alors que la cavalerie de ligne porte les bottes-fortes. Leur armement individuel reflète leur double appartenance : il comprend un fusil d’infanterie, un pistolet d’arçon et un sabre de cavalerie. Ils se distinguent également par leurs instruments d’ordonnance, tambour et hautbois, et leur guidon plus petit qu’un drapeau d’infanterie, découpé en deux pointes arrondies. Les dragons sont destinés aux missions de harcèlement, à l’ouverture des chemins, à la couverture des troupes en marche, à l’escorte des convois. Lors des sièges, ils participent avec l’infanterie au service de la tranchée et marchent en tête de la colonne d’assaut. Dans les batailles rangées, ils sont aux côtés de la cavalerie, sur les ailes et participent à la poursuite du vaincu ou, au contraire, protègent la retraite de l’armée. Louvois les engage dans les Cévennes (1702-1705) pour contraindre les protestants à se convertir. Leur brutalité envers la population donne naissance au terme de dragonnade.


Le déclin de la guerre de siège et le retour à la guerre de mouvement, au XVIIIe siècle renforce leur place dans la cavalerie à laquelle ils sont incorporés en 1784.

Sources :
    Musée Armée


mercredi 1 mai 2019

Dragons de l'Impératrice 1906-1815 - Rousselot

Les Dragons de la Garde

Par décret impérial daté du palais de Saint-Cloud, le 15 avril 1806, un régiment de dragons fut organisé sur le modèle des grenadiers à cheval. Leur uniforme était exactement le même, mais on remplaça le drap bleu par du drap vert ...
Le recrutement se faisait dans les différents régiments de dragons de la ligne, parmi les soldats de belle prestance, totalisant dix ans de service et mesurant 5 pieds 4 pouces.
C’est lors de sa première présentation au cours d’une revue sur la place du Carrousel que l’Impératrice décida d’être la marraine de ce nouveau corps, qui s’appela désormais fièrement dragons de l’Impératrice. En marche, un escadron comptait 200 dragons plus 50 vélites, incorporés pour l’occasion de façon que, si le régiment réunissait ses quatre escadrons, il alignât 1 000 hommes dont 800 « anciens » et 200 « bleus ». Le régiment eut tout d’abord des chevaux noirs, puis des alezans...
Transformé pour le temps de la première Restauration en Corps royal des dragons de France, le régiment fut rétabli par l’Empereur à son retour d’exil dans la nouvelle organisation de la Garde, le 8 avril 1815. Après la capitulation de Paris, le régiment se retira derrière la Loire et se dispersa...
 
 Charge des dragons de la Garde,
détail du "Panorama de Waterloo"
(JL Dumoulin)
Tout était fini et pourtant, pendant de longues années et jusqu’à ce que le dernier dragon de l’Impératrice eût rendu le dernier soupir, le château de la Malmaison fut le lieu d’un pèlerinage annuel qui réunissait, le jour anniversaire de la mort de Joséphine, les survivants des fringants cavaliers dont elle avait été la marraine...
Source : Les uniformes du Premier Empire : L&F Funcken

























Source : La cavalerie d'élite de Napoléon - Rousselot