Wavre 2016

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Providence - 2e Dragons - Wavre 2016

dimanche 12 octobre 2014

Campagne de France 1814 - 2014

Après la désastreuse campagne de Russie, l’armée française  connut encore de beaux succès lors de la campagne de Saxe du printemps 1813 (victoires de Lützen et Bautzen), mais les troupes coalisées, supérieures en nombre, infligèrent à Napoléon une grave défaite à Leipzig en octobre, et il dut se replier sur le Rhin. En décembre 1813, les alliés passaient le Rhin, et plusieurs colonnes marchant sur Paris, l’Empereur dut mener une campagne d’hiver qui, pour être très glorieuse et jalonnée de victoires (Brienne, Montereau, Château-Thierry, Champaubert, Montmirail), n’empêcha pas l’avance alliée, la prise de Paris et la chute de l’Empire. Le 2e régiment de dragons a participé activement à 4 batailles commémorant le bicentenaire de cette campagne.

Napoléon marche à la tête de ses troupes,
suivi des maréchaux Ney et Berthier, 
et des généraux Drouot, Gourgaud et Flahaut.
(1814. Campagne de France - Meissonier)

11 février 1814 : la bataille de Montmirail-Marchais (31 mai - 1er juin 2014)


Bataille de Montmirail, 11 février 1814, à 4 heures du soir





Compte-rendu de la bataille : (Récit imaginaire inspiré de faits historiques) 
Le 29 mai à huit heures du soir, le 2ème régiment de dragons, débouchant sur la chaussée, se porta sur Montmirail ; il s'empara de la ville et des cosaques qui l'occupaient.
Le lendemain, vers 10 heures du matin, le corps du général Sacken, renforcé par trois brigades de celui du général York, parut en avant de Montmirail, où venait d'arriver la division Ricard et la Vieille Garde. Le général Sacken appuya son centre à la ferme de l'Epine-au-Bois, sa gauche au village de Fontenelle et sa droite à la rivière du Petit-Morin, en arrière du village de Marchais. L’Empereur y plaça la division Ricard, sous les ordres immédiats du Maréchal Ney.
On voyait, au-delà des maisons et à gauche, sur les pentes boisées qui descendent vers le cours du Petit-Morin, de profondes colonnes russes s’avancer lentement. A droite, le plateau était libre, mais on apercevait sur les collines des masses de soldats qui grossissaient à vue d’œil.
Notre Maréchal de logis et notre Trompette se trouvaient devant notre vaillante compagnie qui se préparaient à ce battre avec le même entrain que les jours précédents. A voir les casques briller, les chevaux piaffer et les hommes causer gaiement, on aurait dit que le régiment sortait de la caserne pour la parade.
A peine nos troupes furent-elles déployées en avant du village de Marchais, que le général Sacken les fit attaquer. La division Ricard ouvrit son feu. Le village qui paraissait inhabité, s’était entouré tout à coup d’une ceinture de fumée….
A un moment, du groupe impérial, qu’on voyait briller sur une éminence au milieu du plateau, se détacha un officier d’ordonnance qui accourut à toute bride vers le régiment. L’aide de camp apportait l’ordre d’appuyer la division Ricard.

Le Logis, soutenu par la sonnerie du Trompette, lança son cheval en avant et la compagnie se précipita en ligne sur l’ennemi. C’est alors que la cavalerie de Brunswick, s'élança pour s'opposer à notre mouvement. En vain s'efforça-t-elle de nous arrêter par plusieurs charges ; elle fut culbutée et forcée de disparaître du champ de bataille. Au même moment nous nous précipitâmes sur les flancs et sur les derrières de bataillons russes formés en carré : on en fit un horrible carnage ; presque tous ces soldats russes furent blessés ou tués. 

Le reste de l’après-midi se passa en canonnade, excepté au cimetière de Marchais, où le feu de la mousqueterie fut constamment vif. La nuit approchait. Napoléon, donna l'ordre à notre cavalerie de se porter sur la droite. La Vieille Garde s'élança sur le cimetière et aborda les Russes au pas de course. A l'aspect d'une troupe si formidable, les tirailleurs russes se retirèrent épouvantés ...
La mêlée devint sanglante, l'artillerie ne put plus jouer, la fusillade fut effroyable et le succès quelque temps balancé; peut-être même eût-il été douteux, si le 10ème escadron des chasseurs à cheval de la Garde, le 2ème régiment de dragons et le 1er régiment de lanciers polonais de la Garde, filant sur la grande route, au trot et aux cris de « Vive l'Empereur ! »  n'eussent passé aussitôt à la gauche du cimetière et ne se fussent jetés sur les derrières des masses de l'infanterie russe. Assaillis vivement à l'improviste et tournés, les Russes sont bientôt rompus et mis en désordre. L'infanterie , profitant du mouvement de notre cavalerie, se précipite sur l'ennemi déjà ébranlé, et qui, dès lors, n'ayant plus de salut que dans la fuite, abandonne sa position, ses canons et ses bagages.

Au moment où le régiment se ralliait, arriva notre Capitaine Lacharge, aide de camp du maréchal Ney, qui nous fit compliment sur cette belle action: « L’Empereur a vu avec plaisir vos mouvements. ». Le Capitaine recommanda de nous rallier promptement et de continuer vivement la poursuite, ce qui fut bientôt fait. Nous étions joyeux. Les compliments que nous avait fait notre capitaine avaient porté notre enthousiasme au dernier degré ! 


A la tombée du jour, nous nous redirigeâmes sur Marchais à la lueur de plusieurs maisons de ce village qui brûlaient encore. Les habitants avaient fui les Russes, les maisons étaient presque entièrement pillées. Le village avait du fourrage et quelques ressources, et notamment des elixirs de cuberdon et de violette, pour les hommes dont partie seulement fut logée à couvert. On s’endormit sur la paille et comme nous étions très fatigués, mais contents et glorieux, nous passâmes une bonne nuit.


18 février 1814 : la bataille de Montereau (15-16 février 2014)


Bataille devant Montereau, 18 février 1814, à 3 heures de l'après-midi


VidéoMontereau 2014


6-7 mars 1814 : la bataille de Craonne (8-9 mars 2014)


Bataille de Craonne, 7 février 1814, à 10 heures du matin





Compte-rendu de la bataille : (Récit imaginaire inspiré de faits historiques) :
Bray-en-Laonnais, 10 mars 1814.Les corps de Bulow, Wintzingerode, Langeron et Voronzov s’étaient portés sur Soissons. L’Empereur a marché sur les derrières de ce corps par Fismes et Berry-au-Bac. Vendredi, nous sommes tombés sur plusieurs colonnes de leurs bagages, ayant coupé leur communication de Reims. L’avant-garde de l’ennemi était déjà arrivée sur les premières hauteurs de Craonne. Les positions qu’il occupait étant trop près de nous, il en a été chassé le soir même. Pendant la nuit, l’ennemi qui arrivait pour nous attaquer, s’est mis en position et au jour, nous l’avons trouvé en bataille. Nous l’avons attaqué après les 9 heures. Après un combat très vif la ligne ennemie a été culbutée à 3 heures. Nous l’avons poursuivie le sabre dans les reins jusqu’à 6. Nous lui avons fait beaucoup de prisonniers, pris des pièces de canon et lui avons tué beaucoup de monde. Nous avons battu dans la journée d’hier le corps de York, de Voronzov et le restant du corps de Langeron venu de Mayence. Nous leur avons pris quelques pièces de canon et nous les avons poursuivis depuis Craonne jusqu’à L’Ange-Gardien. Pendant l’espace de cinq lieues, l’ennemi a été sous la mitraille de 100 pièces de canon. Nous aurions pris ce corps qui était dans un épouvantable désordre, mais il n’y avait pas moyen au 2e dragons de le déborder parce que l’affaire se passait sur un plateau qui se prolongeait entre deux ravins. L’ennemi a continué sa retraite pendant la nuit dans le plus grand désordre. Nous sommes à sa poursuite sur Laon. Nous avons repris Soissons.



13 mars 1814 : la bataille de Reims (5-6 avril 2014 à Tinqueux)


Bataille de reims, 13 mars 1814






Compte-rendu de la bataille : (Récit imaginaire inspiré de faits historiques) :
Arrivé à Tinqueux le 4, le 2ème Régiment de dragons se mit en mouvement pour combattre. Reims, occupé par le général Corbineau, avait été évacué à l'arrivée du corps de Saint-Priest venant de Vitry. L'Empereur se décida à marcher immédiatement sur Reims et à écraser ce corps. Le 5, au matin, du plateau d'Ormes, on reconnut un bataillons de Brunswickois en retraite sur Reims. A notre approche, les cosaques qui les accompagnaient les abandonnèrent. Ces troupes, en pressant leur marche et marchant serrées, espérait nous échapper : il n'en fut rien. Peu après, on prit poste dans une espèce de parc pour attendre l'arrivée des troupes qu'amenait l'Empereur. Les chasseurs de la Garde prirent notre gauche et on reçut l'ordre d'attaquer. Après une résistance assez faible, la gauche de l'ennemi se retira. Poursuivis avec vigueur par le 2ème Dragons, trois bataillons prussiens furent cernés et mirent bas les armes.
L'ennemi, se voyant tourné, se décida à la retraite; mais l'encombrement causé par un corps aussi nombreux et par son artillerie y mit du désordre. Pressé de nouveau par de nouvelles attaques, le désordre augmenta ; enfin il fut porté à son comble par la charge faite par notre régiment qui culbuta tout. On atteignit la colonne qui occupait la route, la coupa en partie. La cavalerie russe, culbutée et poursuivie, ne pouvant rentrer dans la ville, dont la porte était obstruée, se jeta dans les fossés qui étaient peu profonds et sans contrescarpes revêtues. Elle y abandonna tous ses chevaux, dont nous nous emparâmes le lendemain.
Il ne s’agissait donc plus que d’emporter la grille de la porte de Vesle ! On se battit là jusque passé onze heures. Pendant ces assauts que soutenaient cinq régiments russes, le reste des troupes ennemies évacuait la ville par les routes de Neufchâtel et de Berry-au-Bac. Ne pouvant déloger les Prussiens trop fortement retranchés à la porte de Paris, on fit passer la Vesle aux 2ème Dragons et aux Lanciers polonais de la Garde. A onze heures du soir, on déboucha sur la route de Laon en surprennent l’armée ennemie en pleine retraite, qui fut sabrée sans merci. Cette charge brillante de cavalerie scelle le sort de la bataille et vers minuit, on pénétra enfin dans la ville où le combat continua jusqu’à deux heures du matin.
L'Empereur, prévenu que la route était libre, descendit alors du plateau Sainte Geneviève précédé des Lanciers polonais de la Garde et du 2ème Régiment de dragons, se dirigea sur Reims par la porte de Vesle, escorté de sa garde. Aussitôt la grille franchie, l’Empereur fut reçu par des acclamations enthousiastes. Les fenêtres s’éclairèrent, les cris mille fois répétés de “ vive l’Empereur “ dominaient le bruit des dernières salves tirées par les Russes de Bistram en fuite devant la cavalerie. “ Il faisait si clair qu’on aurait pu ramasser une aiguille" comme le dirait Coignet, et la grosse cloche de la cathédrale salua l’entrée des vainqueurs. Napoléon se dirigea d’abord sur l’hôtel de ville où le peuple dans l’ivresse de sa joie le conduisit en triomphe. Puis avant de mettre pied à terre, il donna les premiers ordres pour le cantonnement des troupes. Ayant ainsi pris les mesures indispensables, l’Empereur à deux heures du matin, se fit conduire par le 2ème Dragons au logement qu’on venait de lui réserver rue de Vesle.
Il avait quitté Soissons depuis près de vingt-quatre heures, presque toutes les troupes avaient fait soixante kilomètres et depuis les premiers coups de fusil, dix-huit heures de combat s’étaient écoulées. C'était le dernier sourire de la fortune.

Le lendemain, 6, le 2ème régiment de dragons, qui s'était de multiples fois distingué à Tinqueux, reçut l'ordre de marcher à la poursuite de l'ennemi, et d'aller prendre position à Béry-au-Bac.




SOURCES:

  1. http://www.histoire-image.org
  2. http://www.photo.rmn.fr

mardi 30 septembre 2014

L’uniforme des vétérinaires militaires sous le 1er Empire

L’uniforme au début de l’Empire
En 1804, les vétérinaires n’ont pas d’uniforme spécifique. Ils portent celui de leur unité d’affectation avec les galons de maréchal-des-logis. Bien que les uniformes de l’épopée impériale aient inspiré une foule d’illustrateurs, les représentations relatives à la profession sont très rares.


L’uniforme du décret du 7 février 1812
En 1811 le décret d’Anvers mettait les artistes vétérinaires à la suite des adjudants sous-officiers sans les assimiler à un grade, laissant au ministre de la Guerre le soin de déterminer leur uniforme. Un nouveau décret, dit « règlement Bardin » par les uniformologistes, y pourvoira l’année suivante. Considéré comme un tournant dans l’évolution des uniformes de l’armée napoléonienne, il marque la volonté de simplification, de rationalisation et d’économie, conséquence des préoccupations nouvelles : la constitution de la gigantesque armée destinée à envahir la Russie. Faute de temps, il ne sera appliqué qu’en 1813 lorsqu’il faudra reconstituer la Grande Armée, et les tenues conformes au règlement Bardin seront celles qu’illustrera le peintre Carle Vernet*.

*Planche 133 du volume IV du projet de
 règlement sur l'habillement du major Bardin

L’uniforme des artistes vétérinaires se compose ainsi : l’habit est de drap bleu piqué de blanc (1/16e de blanc). Il est dépourvu de revers, par mesure d’économie, et fermé sur le devant par neuf gros boutons du régiment dans lequel sert le vétérinaire : boutons « argent » en étain pour les carabiniers, cuirassiers, dragons, chasseurs à cheval .

Vétérinaire du 5e Lanciers en 1812

L’habit est conforme au modèle général, en usage notamment chez les carabiniers. Les basques ont une longueur de 400 mm. Le collet a la forme et la taille du modèle général : collet droit de 70 mm de hauteur (60 mm sur le devant). Il est de la couleur du fond de l’habit et doté de deux boutonnières garnies d’un galon d’argent. Les retroussis des basques sont brodés de motifs en fil d’or ou d’argent selon la couleur du bouton de l’unité. Ces motifs sont spécifiques de l’arme à laquelle les vétérinaires appartiennent : grenade « argent » pour les vétérinaires des régiments de carabiniers, cuirassiers et dragons et des bataillons du train d’artillerie.

Vétérinaire des carabiniers

Les manches qui ont un parement rond de 80 mm de hauteur ferment par trois boutonnières. Les deux boutonnières au niveau du parement sont galonnées d’argent. Contrairement à la plupart des uniformes de l’époque, l’habit ne comporte pas de fausses poches.
Le reste de l’uniforme est celui de l’arme d’appartenance : culotte de peau et bottes hautes à l’écuyère pour les vétérinaires des régiments de carabiniers, cuirassiers et dragons. Ils portent un chapeau semblable à celui des officiers de cavalerie.

Vétérinaires des cuirassiers

Les vétérinaires sont armés du sabre du régiment : sabre de cavalerie lourde modèle an IX ou an XI pour les cuirassiers et les dragons.

"Artistes vétérinaires de cavalerie lourde et de cavalerie légère":
 la date de 1814 est erronée : depuis le décret du 15 janvier 1813,
 l’appellation est maréchal-vétérinaire et ceux-ci portent des
galons de maréchal-des-logis chef ou de maréchal-des-logis.
Les tenues figurant sur l’aquarelle auraient dû être portées en 1812.
De plus, passepoil blanc ?


On peut voir dans l’attribution d’un uniforme particulier le signe que la spécificité et la technicité des vétérinaires militaires commence à être admise, à l’instar d’autres corps pour lesquels cette reconnaissance a été beaucoup plus précoce (médecins, chirurgiens, pharmaciens, commissaires des guerres).

Vétérinaire des dragons


Sources :
LES VÉTÉRINAIRES MILITAIRES SOUS LE PREMIER EMPIRE
1804 - 1815; Emmanuel DUMAS; Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2012, 12 : 7-35

http://gendarmerieimperiale.xooit.fr/t315-artiste-veterinaire-en-premier.htm












mercredi 24 septembre 2014

Jean Baptiste Édouard Detaille

Jean Baptiste Édouard Detaille est un peintre académique français. Issu d'une famille qui comptait de nombreux militaires, son grand-père était intendant de la Grande Armée, sa grand-tante avait épousé l'amiral Villeneuve. Il fut formé dans l'atelier de Meissonier, qui lui fournit le sujet de la première toile qu'il exposa en 1867.
A partir de 1890, le Premier Empire fut son thème de prédilection. Possédant une grande maîtrise de l’anatomie des chevaux, il peignit de nombreuses charges de cavalerie. S’appuyant sur des uniformes d’époque qu’il faisait endosser à ses modèles,...il peignit aussi des dragons !

En reconnaissance sur le rivage, 1800.

Dragons devant un poteau frontière, fin 18e siècle

Renseignements à l'état-major, 1805


Prise d'un drapeau prussien par
 le 4e régiment de dragons en 1806 (1898)*

Détail : Prise d'un drapeau prussien 
par le 4e régiment de dragons, en 1806*

Variation sur le même thème : "La charge"
Sapeur du 23e régiment de dragons

Variation sur le même thème : Lanciers

Charge du 2e Hussards
(lieutenant brandissant un emblème pris à l'ennemi),
 vers 1806-1809
(oeuvre réalisée vers 1902)

Charge du 2e régiment de hussards
 (lieutenant brandissant un emblème pris à l'ennemi),
 vers 1806-1809; oeuvre réalisée vers 1902

1904, Retour de Carabiniers de La Charge.

Chef d'escadron des dragons de la Garde
 entraînant une charge à Essling en 1809.


La dernière charge du général Lasalle,
tué à Wagram le 6 juillet 1809

Petit poste de dragons en 1800


Le dragon (1896)

Dragon du 12e régiment

Grenadier à cheval et dragon

Un dragon

"Il faut rendre au 2e Dragons ce qui est au 2e Dragons"
“Le Trophée” d'Edouard Detaille représente(rait) la prise d'un drapeau prussien par le 4e régiment de dragons, en 1806 à Iéna.

“Le Trophée”(1898)

Trente régiments composaient le corps des dragons en 1806. Leur habit était vert foncé; les régiments se distinguaient entre-eux par la disposition des couleurs distinctives, distribuées par séries de six ; les 3 premiers avaient les poches en travers et les 3 derniers en long.
Ces couleurs étaient écarlate, cramoisirose, jonquille et aurore; elles étaient placées au collet, aux parements et aux pattes pour les 1er et 4e régiments de chaque série, aux parements seulement pour les 2e et 5e, au collet et aux pattes de parements pour les 3e et 6e.

Couleurs distinctives

Si l'on examine l'uniforme des dragons sur l'oeuvre de Detaille, on remarquera la couleur distinctive écarlate et le collet vert foncé. Il ne peut donc s'agir de l'uniforme du 4e dragons qui disposait d'un collet écarlate tout comme les 1er, 3e et 6e régiments de dragons.

“Le Trophée”: détail

Sur l'habit-veste du dragon sans casque et sabre au clair derrière le drapeau, il semblerait que la poche droite soit en travers, ce qui démontrerait son appartenance au 2e  régiment de dragons

Les 2e et 5e régiments de dragons sont repris à l'ordre de bataille lors de la bataille d'Iena .
Il faut noter que le 4e régiment de dragons en est absent, détaché de la division de dragons du général Klein. Ce régiment  a été affecté ce 14 octobre 1806 à la protection directe du maréchal Berthier, pour son escadron d'élite et à la protection du grand état major, pour le reste du régiment. Il est donc resté en réserve et n'a pas "donné". L'historique du régiment mentionne uniquement la bataille de Golymin pour 1806 !.

De plus, si l'on se réfère à l'Historique du 2e Régiment de Dragons ,  On remarquera que le 2e dragons enleva de haute lutte, 2 drapeaux à l'armée prussienne :
14 octobre, bataille d'Iéna. De toutes les affaires auxquelles prit part le régiment, ce fut une des plus brillantes; non seulement il y soutint sa vieille réputation! mais on peut dire qu'il s'y surpassa. Le colonel Privé, à la tête du 2e Dragons, est cité à l'ordre pour trois charges admirables, pendant lesquelles il fait prisonnier un bataillon prussien tout entier, enlève un drapeau et prend 12 pièces de canon. [...]Le sous -lieutenant Dembarère enlève un drapeau après avoir tué de sa main celui qui le portait; cité. Le sous-lieutenant Jamin traverse les lignes ennemies et délivre les prisonniers français; le rapport le cite comme ayant contribué au succès du 2e Dragons dans cette bataille. Le maréchal-des-logis Humbert se jette sur l'infanterie ennemie., tue un porte-drapeau, emporte le drapeau et tombe tué raide par trois balles; le dragon Fauveau voit que l'ennemi va reprendre le drapeau, saute à terre, saisit ce drapeau, remonte à cheval, se bat merveilleusement, se dégage et rapporte le drapeau au colonel en disant modestement : « C'est le maréchal-des-logis Humbert qui l'a pris; » cité et décoré immédiatement par l'Empereur. Le dragon Nicole, blessé trois fois, est remarqué pour son intrépidité dans toutes les charges, à la tête desquelles il se maintient constamment. Le colonel cite en outre à l'ordre du régiment, après la bataille, les capitaines Fagès, déjà cité à Wertingen, Bras, Berthet, déjà cité à Niederaken où il a pris un drapeau; les lieutenants Redon, Caumont, déjà cité plusieurs fois, et Dupuy; les sous-lieutenants Gaudelet, déjà cité à Neresheim , Millet , cité à Wertingen , Jacquelin et le maréchal-des-logis Mimin (Jean). En somme, à cette bataille, le 2e Dragons enleva de haute lutte, à l'armée prussienne, 15 pièces de canon et 2 drapeaux.

Historique du 5e régiment de Dragons par V. De Saint-Just :
...aucune de ces troupes ( les cavaliers des généraux Lasalle, Milhaud et Beaumont) n'assistera aux grandes batailles du 14, car vers la fin de cette journée nous trouvons la cavalerie légère a Ussembach et la 3e division de dragons (5e DRAGONS) à Apolda.


NB : La figurine (ci-dessous) de Dragon à Iena,1806: Retour de charge (Andréa miniaturesd'après Edouard Detaille, a rendu au 2e Dragons ce qui était au 2e Dragons !
Dragon à Iena,1806

Poche en travers