Passionné par l’épopée napoléonienne depuis le plus jeune âge, je fus fasciné par l’"Histoire d’un conscrit de 1813" d’Erckmann et Chatrian, qui fut suivie de la lecture d’autres ouvrages sur le Consulat et l’Empire... C'est en juin 2011 que j'ai rejoint un groupe de cavaliers reconstitueurs : le 2e Régiment de Dragons. Les articles qui suivent résument la dizaine d'années passées à découvrir le monde des Dragons et à chevaucher sur des lieux qui sont emplis d'Histoire.
Wavre 2016
Providence - 2e Dragons - Wavre 2016
vendredi 2 février 2018
mardi 2 janvier 2018
Rétrospective 2017
Almelo, mai 2017
Ligny, juin 2017
Waterloo, juin 2017
Braine l'Alleud, juin 2017
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Waregem, août 2017
Rueil - Malmaison, septembre 2017
mardi 12 décembre 2017
Vétérinaires régimentaires - 1er Empire (Nouvelle édition)
L’uniforme au début de l’Empire
En 1804, les vétérinaires n’ont pas d’uniforme spécifique. Ils portent celui de leur unité d’affectation avec les galons de maréchal-des-logis. Bien que les uniformes de l’épopée impériale aient inspiré une foule d’illustrateurs, les représentations relatives à la profession sont très rares.
L’uniforme du décret du 7 février 1812
En 1811 le décret d’Anvers mettait les artistes vétérinaires à la suite des adjudants sous-officiers sans les assimiler à un grade, laissant au ministre de la Guerre le soin de déterminer leur uniforme. Un nouveau décret, dit « règlement Bardin » par les uniformologistes, y pourvoira l’année suivante. Considéré comme un tournant dans l’évolution des uniformes de l’armée napoléonienne, il marque la volonté de simplification, de rationalisation et d’économie, conséquence des préoccupations nouvelles : la constitution de la gigantesque armée destinée à envahir la Russie. Faute de temps, il ne sera appliqué qu’en 1813 lorsqu’il faudra reconstituer la Grande Armée, et les tenues conformes au règlement Bardin seront celles qu’illustrera le peintre Carle Vernet*.
L’uniforme des artistes vétérinaires se compose ainsi : l’habit est de drap bleu piqué de blanc (1/16e de blanc). Il est dépourvu de revers, par mesure d’économie, et fermé sur le devant par neuf gros boutons du régiment dans lequel sert le vétérinaire : boutons « argent » en étain pour les carabiniers, cuirassiers, dragons, chasseurs à cheval .
L’habit est conforme au modèle général, en usage notamment chez les carabiniers. Les basques ont une longueur de 400 mm. Le collet a la forme et la taille du modèle général : collet droit de 70 mm de hauteur (60 mm sur le devant). Il est de la couleur du fond de l’habit et doté de deux boutonnières garnies d’un galon d’argent. Les retroussis des basques sont brodés de motifs en fil d’or ou d’argent selon la couleur du bouton de l’unité. Ces motifs sont spécifiques de l’arme à laquelle les vétérinaires appartiennent : grenade « argent » pour les vétérinaires des régiments de carabiniers, cuirassiers et dragons et des bataillons du train d’artillerie.
Les manches qui ont un parement rond de 80 mm de hauteur ferment par trois boutonnières. Les deux boutonnières au niveau du parement sont galonnées d’argent. Contrairement à la plupart des uniformes de l’époque, l’habit ne comporte pas de fausses poches.
Le reste de l’uniforme est celui de l’arme d’appartenance : culotte de peau et bottes hautes à l’écuyère pour les vétérinaires des régiments de carabiniers, cuirassiers et dragons. Ils portent un chapeau semblable à celui des officiers de cavalerie.
Les vétérinaires sont armés du sabre du régiment : sabre de cavalerie lourde modèle an IX ou an XI pour les cuirassiers et les dragons.
On peut voir dans l’attribution d’un uniforme particulier le signe que la spécificité et la technicité des vétérinaires militaires commence à être admise, à l’instar d’autres corps pour lesquels cette reconnaissance a été beaucoup plus précoce (médecins, chirurgiens, pharmaciens, commissaires des guerres).
Sources :
LES VÉTÉRINAIRES MILITAIRES SOUS LE PREMIER EMPIRE
1804 - 1815; Emmanuel DUMAS; Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2012, 12 : 7-35
http://gendarmerieimperiale.xooit.fr/t315-artiste-veterinaire-en-premier.htm
En 1804, les vétérinaires n’ont pas d’uniforme spécifique. Ils portent celui de leur unité d’affectation avec les galons de maréchal-des-logis. Bien que les uniformes de l’épopée impériale aient inspiré une foule d’illustrateurs, les représentations relatives à la profession sont très rares.
L’uniforme du décret du 7 février 1812
En 1811 le décret d’Anvers mettait les artistes vétérinaires à la suite des adjudants sous-officiers sans les assimiler à un grade, laissant au ministre de la Guerre le soin de déterminer leur uniforme. Un nouveau décret, dit « règlement Bardin » par les uniformologistes, y pourvoira l’année suivante. Considéré comme un tournant dans l’évolution des uniformes de l’armée napoléonienne, il marque la volonté de simplification, de rationalisation et d’économie, conséquence des préoccupations nouvelles : la constitution de la gigantesque armée destinée à envahir la Russie. Faute de temps, il ne sera appliqué qu’en 1813 lorsqu’il faudra reconstituer la Grande Armée, et les tenues conformes au règlement Bardin seront celles qu’illustrera le peintre Carle Vernet*.
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| *Planche 133 du volume IV du projet de règlement sur l'habillement du major Bardin |
L’uniforme des artistes vétérinaires se compose ainsi : l’habit est de drap bleu piqué de blanc (1/16e de blanc). Il est dépourvu de revers, par mesure d’économie, et fermé sur le devant par neuf gros boutons du régiment dans lequel sert le vétérinaire : boutons « argent » en étain pour les carabiniers, cuirassiers, dragons, chasseurs à cheval .
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| Vétérinaire du 5e Lanciers en 1812 |
L’habit est conforme au modèle général, en usage notamment chez les carabiniers. Les basques ont une longueur de 400 mm. Le collet a la forme et la taille du modèle général : collet droit de 70 mm de hauteur (60 mm sur le devant). Il est de la couleur du fond de l’habit et doté de deux boutonnières garnies d’un galon d’argent. Les retroussis des basques sont brodés de motifs en fil d’or ou d’argent selon la couleur du bouton de l’unité. Ces motifs sont spécifiques de l’arme à laquelle les vétérinaires appartiennent : grenade « argent » pour les vétérinaires des régiments de carabiniers, cuirassiers et dragons et des bataillons du train d’artillerie.
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| Vétérinaire des carabiniers |
Les manches qui ont un parement rond de 80 mm de hauteur ferment par trois boutonnières. Les deux boutonnières au niveau du parement sont galonnées d’argent. Contrairement à la plupart des uniformes de l’époque, l’habit ne comporte pas de fausses poches.
Le reste de l’uniforme est celui de l’arme d’appartenance : culotte de peau et bottes hautes à l’écuyère pour les vétérinaires des régiments de carabiniers, cuirassiers et dragons. Ils portent un chapeau semblable à celui des officiers de cavalerie.
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| Vétérinaires des cuirassiers |
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| "Artistes vétérinaires de cavalerie lourde et de cavalerie légère" |
Concernant l'image ci-dessus : la date de 1814 est erronée : depuis le décret du 15 janvier 1813, l’appellation est maréchal-vétérinaire et ceux-ci portent des galons de maréchal-des-logis chef ou de maréchal-des-logis.Les tenues figurant sur l’aquarelle auraient dû être portées en 1812.De plus, passepoil blanc ?
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| Vétérinaire des dragons |
Sources :
LES VÉTÉRINAIRES MILITAIRES SOUS LE PREMIER EMPIRE
1804 - 1815; Emmanuel DUMAS; Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2012, 12 : 7-35
http://gendarmerieimperiale.xooit.fr/t315-artiste-veterinaire-en-premier.htm
vendredi 1 décembre 2017
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