Wavre 2016

Wavre 2016
Providence - 2e Dragons - Wavre 2016

samedi 4 avril 2015

2012-2013 : ...en selle

Dans la suite logique des articles des 9 et 10 juin 2014 et avant de débuter la "Campagne de Belgique 2015 ", voici quelques souvenirs de mes premières activités à pieds et de mes premiers galops....

2012

Braine l'Alleud, mai 2012.
(Célébration commémorant la mort de l'Empereur).
Première sortie "en uniforme".

 Ligny, juin 2012.
(Première "Bataille" à pieds)

Plancenoit, juin 2012.
(Premier "Waterloo" à pieds, accompagné
 de l'Humaniste en uniforme de sapeur)

"Bataille" de Wavre, juillet 2012
(dernier bivouac à pieds).

Entrainement à cheval en août 2012
au Hameau ("Butte du Lion").

Entrainement à cheval en août 2012
au Hameau ("Butte du Lion").

Montmirail en septembre 2012,
"Ecole du cavalier à pied".

Montmirail en septembre 2012,
"Ecole du cavalier à pied".

Entrainement à cheval en novembre 2012
Plancenoit-Waterloo.

Entrainement à cheval en novembre 2012
Plancenoit-Waterloo.


2013

Bataille de Craonne en mars 2013,
accompagné du Maréchal-des- logis "La Plume".

Bivouac de Craonne en mars 2013,
avec le Maréchal-des- logis et de Fauche-Paille.

Ligny en juin 2013,
Première "Bataille" à cheval.

Ligny en juin 2013,
Première "Bataille" à cheval.

Plancenoit ("Waterloo") en juin 2013.

Première "Bataille de Waterloo" à cheval,
juin 2013.

Première "Bataille de Wavre" à cheval,
juillet 2013.

Après les combats de Wavre, la convivialité au bivouac...

Fin de soirée, le Capitaine, le Trompette et
Fauche-Paille se préparent pour mon "baptême":
dès demain je serai "cavalier au 2e dragons" !

"Bataille de Wavre" à cheval,
juillet 2013 : 2e jour


Entrainement à cheval en juillet 2013,
au Hameau ("Butte du Lion").


Entrainement à cheval en juillet 2013,
au Hameau ("Butte du Lion").

"Camp de Boulogne" juillet 2013: face à l'Empereur !

"Camp de Boulogne" juillet 2013....Chaude journée.

Entrainement à cheval en août 2013,
au Hameau ("Butte du Lion").

Entrainement à cheval en août 2013,
au Hameau ("Butte du Lion").

Montmirail en septembre 2013,
"Ecole du cavalier à pied".

Montmirail en septembre 2013,
En compagnie de la "6ème"


Râches, septembre 2013.

Entrainement à cheval en novembre 2013
à Hougoumont.

Entrainement à cheval en novembre 2013
à Hougoumont.

Bataille de Bassenge en novembre 2013.

Bataille de Bassenge : un "prisonnier"...

Les reconstitutions 2012-2013 se terminent
 à Bassenge et dans la bonne humeur !

jeudi 19 mars 2015

Le manteau de dragon sous le 1er Empire

Le terme manteau sous le 1er Empire est spécifique, il s’agit d’un habillement d’extérieur utilisé contre le froid, les frimas et les intempéries. Cette pièce d’uniforme se porte par-dessus l’habit d’un homme qui monte à cheval.
Le manteau n’est usité réglementairement qu’en petite tenue. (Par opposition à la grande tenue, dont la recherche vestimentaire, a pour premier objectif de valoriser la personne lors des moments pointés par le règlement, et ceux plus personnels décidés hors service. La petite tenue affiche pour volonté première, le confort et la praticité. Elle se porte en service ordinaire, en route et en campagne.)

Mais contrairement à sa définition contemporaine, le manteau désigne, dans les rangs de l’Armée Impériale, un vêtement sans manche, que nous définirions actuellement sous le vocable de cape.

Cuirassiers en manteau (Vernet)
Planche 67 du volume IV du projet
de règlement sur l'habillement du major Bardin

À partir du moment où les manches lui ont été adjointes, il est devenu le manteau-capote, capote-manteau ou manteau à manches.

Dragons en manteau-capote (Vernet)
Planche 66 du volume IV du projet
 de règlement sur l'habillement du major Bardin

Le dictionnaire de la grande Armée (A. Pigeard) définit le manteau comme suit :
"Les manteaux protègent les cavaliers, leurs armes et leurs munitions des intempéries.
En temps de paix on peut, pendant une route, tarder à les faire déployer, parce que l’homme, 
arrivant de bonne heure à son gîte, a le temps et les moyens de se sécher. Mais en temps de guerre il est d’usage, dès qu’il commence à pleuvoir, de faire déployer les manteaux ; l’averse passée, on les laisse sécher sur le dos des hommes avant de les rempaqueter solidement et convenablement sans s’arrêter. L’habitude de rouler les manteaux et de les croiser sur la poitrine un jour de combat
procure trois avantages : 

  • Le premier, de débarrasser l’ouverture des fontes ;
  • Le second, de permettre à la main de la bride d’être plus prés de l’encolure,ce qui facilite la conduite du cheval ;
  • Le troisième, enfin, de protéger le cavalier.

Manteaux roulés et portés en bandoulière.

Dans la cavalerie, le manteau est plié de la manière dite en « portefeuille ».
Le manteau des carabiniers, cuirassiers et dragons est le seul que le décret du 7 février 1812 ait conservé sous le titre de manteau ; celui des autres troupes à cheval a pris la dénomination de manteau à manches, parce qu’on lui a adapté des manches."

Le manteau, plié en portefeuille, était posé sur le porte-manteau. Sa parementure était invisible en campagne et en route. La charge étant élevée derrière les cavaliers, on décida en 1808, de placer le manteau sur les fontes.

Manteau plié en "portefeuille"

Ordonnance 1er vendémiaire an XIII


Le manteau du dragon est du type trois-quarts avec rotonde. Les devants sont parementés à l’intérieur de la couleur distinctive. Le parement des devants ne descendent pas jusqu'au bas du vêtement, nous retrouvons cette particularité dans la plupart des régiments. Cette règle n’en est pas pour autant absolue, puisque nous savons que les gendarmes d’élite de la Garde, entre autre, avaient leurs manteaux parementés sur toute la hauteur.
Le drap est blanc piqué de bleu (nuance "gris froid") selon l’appellation de l’époque.

Manteau de cuirassier
(identique pour les dragons)

On peut retenir, qu’au début du premier Empire, l’appellation manteau, (dans l’armée), désigne un vêtement ample avec ou sans rotonde (ou capuche), mais sans manche, utilisé pour ce protéger des intempéries lors de déplacements à cheval.

Dragons en manteau

Dès le moment où les manches sont ajoutées au manteau sa dénomination change il se nomme indifféremment ; manteau à manches, manteau capote ou capote manteau. Le manteau-capote, ou manteau à manche, est officialisé dans l’Armée Napoléonienne par le règlement Bardin de 1812.

1er Dragons en manteau-capote (Vernet)
Planche 91 du volume IV du projet
 de règlement sur l'habillement du major Bardin

Pour rappel, le règlement  de 1812 conserve le manteau sans manche aux dragons ainsi qu'aux carabiniers et cuirassiers.  Mais dans la pratique et comme le montrent les illustrations de Vernet, il semble en effet qu'ils portèrent le manteau-capote.

Manteau rotonde à manche ( modèle troupe)

Un manteau-capote conservé au musée de l'Empéri et un autre, ayant appartenu au dragon Durepaire et conservé au musée de l'armée à Paris démontrent l'existence de ces manteaux à manches à la fin de l'Empire. Des "rééditions" du Décret  du 7 février 1812 qui règle la Forme et les Dimensions des effets d'Habillement des Régiment des Troupes à cheval (publications 1819 et 1827) fait aussi mention de l'attribution du manteau-capote aux dragons ! En outre, Rousselot signale qu'à partir du règlement de 1812, les dragons ont un nouveau manteau, moins ample que l'ancien, à manches et non parementé.

Manteau à rotonde modèle 1812,
ayant appartenu au dragon Durepaire

Manteau à rotonde modèle 1812,
ayant appartenu au dragon Durepaire

Il est raisonnable de penser que le manteau-capote, sous ses premières formes, est apparu
dans la Grande Armée de manière autre qu’éventuellement ponctuelle ou pointée, entre fin 1807 et fin 1809, voir début 1810.
Dragons en capote

NB : Le terme capote désigne un vêtement moins ample que le manteau, pourvu de manches, mais vraisemblablement sans retonde ni capuche.Ce vêtement est employé dans les mêmes conditions que le manteau par des personnes n’utilisant pas le cheval pour les déplacements dans le service.

Sources: 
http://etat.major.empire.free.fr/uniformologie/Manteau%20empire.pdf
http://www.photo.rmn.fr/
Rousselot L., Dragons 1804-1805 - Planche N°7
ORDONNANCE PROVISOIRE SUR L'EXERCICE ET LES MANŒUVRES DE LA CAVALERIE, RÉDIGÉ PAR ORDRE DU MINISTRE DE LA GUERRE, DU ler. VENDÉMIAIRE AN XIII.,SECONDE ÉDITION.

mercredi 18 février 2015

Dragons à pieds

Sous le Consulat et l’Empire, l’armée sera réorganisée de façon beaucoup plus précise par ce génial organisateur qu’était Napoléon. Sentant la nécessité de disposer de troupes montées susceptibles de combattre à pied, l’Empereur créa 2 divisions de dragons à pied en 1803 au camp de Boulogne. Il n’en resta qu’une pour la campagne d’Allemagne en 1805 : la division Baraguay d’Hilliers (7 200 hommes organisés en bataillons provisoires issus de régiments de dragons montés à l’origine). Napoléon compte les transformer en cavalerie avec les prises Autrichiennes. De fait, il sera fort déçu par ces soldats qui ne sont "ni de bons cavaliers ni de bons fantassins". Et pour cause : ils portent des bottes trop hautes pour bien supporter les marches infernales que leur impose le Petit Caporal et trop courtes pour bien se tenir à cheval. Baraguay d’Hillier leur faisant même faire des guêtres ! Cela lui vaudra la ire de l’Empereur qui lui reprocha de les entraîner comme des fantassins. Peu habitués à marcher (surtout aux cadences infernales imposées par le Tondu) ils souffrent beaucoup dès les premiers jours et n’étant pas rompus aux tactiques d’infanterie ils subiront quelques “ surprises ” désagréables qui nuiront à la réputation de leur général d’ailleurs. Honnêtement, c’est aussi le manque de chevaux qui a amené la création de cette unité. D’autre part, leur fusil est trop court pour être efficace en tant qu’arme d’infanterie. Dès le 23/10/1805, Berthier annonçait à Baraguay d’Hillier : “ L’Empereur a fait connaître que son intention est de monter tous les dragons à pied ”.


Cependant, un autre essai eu lieu en à partir du 12/09/1806 avec deux régiments formés d’hommes tirés des dépôts de dragons mais encadrés par des officiers de la Garde et par ailleurs rattachés à la Garde (le 1° au Grenadiers, le 2° aux chasseurs). Ils seront remontés avec les chevaux pris aux Saxons et aux Prussiens en octobre et novembre de la même année et rejoindront leurs régiments d’origine.



Pour être exhaustif il faut citer la création d’une unité de dragons à pied en 1805 en Italie par Masséna mais elle sera dissoute en janvier 1806 après la fin de la campagne en Allemagne. Il ne faut pas confondre ces corps avec les régiments provisoires de dragons que l’on retrouvera en Espagne mais qui ne sont que des cavaliers démontés en attente de remonte.


13e ou 16e régiment de dragons
 Combat en Allemagne 1805
de K. Rocco

Napoléon tenait à disposer de troupes aptes à accompagner la cavalerie légère en avant garde, arrière garde ou flanc garde et capable de démonter pour tenir des positions en attendant les renforts. Je le cite : ” Une division de 2 000 dragons qui se porte rapidement sur un point avec 1 500 chevaux de cavalerie légère peut mettre pied à terre pour y défendre un pont, la tête d’un défilé, une hauteur et attendre l’arrivée de l’infanterie. De quel avantage cette arme n’est-elle pas dans une retraite ! ”. Pour lui, les dragons doivent être toujours rompus au combat à pied.



Les dragons combattent comme cavalerie dite moyenne ou de ligne (au même titre que les lanciers apparus en 1811 par transformation de régiments de ... dragons !) par opposition avec la légère (chasseurs à cheval et hussards, parfois lanciers et chevau-légers lanciers) et la lourde cuirassiers et carabiniers. Ils participèrent à toutes les campagnes de l’Empire mais la majorité des régiments servira et se couvrira de gloire en Espagne où les Espagnols les appelleront “ cabeza de oro ” (“ casque d’or ” à cause de leurs casques en laiton) puis "cabalero de oro" (“ cavaliers d’or ”, à cause de la sainte terreur qu’ils inspiraient dans leurs charges). En 1814, leur retour en France sera considéré comme providentiel et capable de retourner la situation. Mais napoléon n’oublia pas leurs capacités à se battre à pied puisqu’outre le fait qu’il interdisait de verser des officiers d’un type de cavalerie dans un autre.


Ils finiront leur épopée glorieuse en Belgique entre le 15 et le 21 juin 1815. 12 régiments de dragons franchiront la frontière : 2 au IV° corps, 8 formant le corps de cavalerie d’Exelmans et 2 endivisionné avec les carabiniers dans la division l’Héritier du III° corps de cavalerie de Kellermann. Ils ne seront donc que deux à se ruer sur les carrés Anglais en ce fatal 18 juin 1815.



Extrait de "PETITE ETUDE HISTORIQUE SUR LES DRAGONS"
(Christophe Gouneau)















Sourcewww.le-petit-manchot.fr/premier-empire/47les-dragons-a-pieds-1805-1813/les-costumes-militaires/