Wavre 2016

Wavre 2016
Providence - 2e Dragons - Wavre 2016

mardi 11 novembre 2014

"Il faut rendre au 2e Dragons ce qui est au 2e Dragons"

La peinture “Le Trophée” d'Edouard Detaille représente(rait) la prise d'un drapeau prussien par le 4e régiment de dragons, en 1806 à Iéna.

“Le Trophée”(1898)

Trente régiments composaient le corps des dragons en 1806. Leur habit était vert foncé; les régiments se distinguaient entre-eux par la disposition des couleurs distinctives, distribuées par séries de six ; les 3 premiers avaient les poches en travers et les 3 derniers en long.
Ces couleurs étaient écarlate, cramoisirose, jonquille et aurore; elles étaient placées au collet, aux parements et aux pattes pour les 1er et 4e régiments de chaque série, aux parements seulement pour les 2e et 5e, au collet et aux pattes de parements pour les 3e et 6e.

Couleurs distinctives

Si l'on examine l'uniforme des dragons sur l'oeuvre de Detaille, on remarquera la couleur distinctive écarlate et le collet vert foncé. Il ne peut donc s'agir de l'uniforme du 4e dragons qui disposait d'un collet écarlate tout comme les 1er, 3e et 6e régiments de dragons.

“Le Trophée”: détail

Sur l'habit-veste du dragon sans casque et sabre au clair derrière le drapeau, il semblerait que la poche droite soit en travers, ce qui démontrerait son appartenance au 2e  régiment de dragons

"Le soir d'Iena" ou "La victoire est à nous" par Edouard Detaille (1894)

Les 2e et 5e régiments de dragons sont repris à l'ordre de bataille lors de la bataille d'Iena (NB : le 4e régiment de dragons en est absent, détaché de la division de dragons du général  Klein ce régiment  a été affecté ce 14 octobre 1806 à la protection directe du maréchal Berthier, pour son escadron d'élite, et à la protection du grand état major, pour le reste du régiment. Il est donc resté en réserve et n'a pas "donné". L'historique du régiment mentionne uniquement la bataille de Golymin pour 1806).

De plus, si l'on se réfère à l'Historique du 2e Régiment de Dragons , le 2e dragons enleva de haute lutte, 2 drapeaux à l'armée prussienne :
14 octobre, bataille d'Iéna. De toutes les affaires auxquelles prit part le régiment, ce fut une des plus brillantes; non seulement il y soutint sa vieille réputation! mais on peut dire qu'il s'y surpassa. Le colonel Privé, à la tête du 2e Dragons, est cité à l'ordre pour trois charges admirables, pendant lesquelles il fait prisonnier un bataillon prussien tout entier, enlève un drapeau et prend 12 pièces de canon. [...]Le sous -lieutenant Dembarère enlève un drapeau après avoir tué de sa main celui qui le portait; cité. Le sous-lieutenant Jamin traverse les lignes ennemies et délivre les prisonniers français; le rapport le cite comme ayant contribué au succès du 2e Dragons dans cette bataille. Le maréchal-des-logis Humbert se jette sur l'infanterie ennemie., tue un porte-drapeau, emporte le drapeau et tombe tué raide par trois balles; le dragon Fauveau voit que l'ennemi va reprendre le drapeau, saute à terre, saisit ce drapeau, remonte à cheval, se bat merveilleusement, se dégage et rapporte le drapeau au colonel en disant modestement : « C'est le maréchal-des-logis Humbert qui l'a pris; » cité et décoré immédiatement par l'Empereur. Le dragon Nicole, blessé trois fois, est remarqué pour son intrépidité dans toutes les charges, à la tête desquelles il se maintient constamment. Le colonel cite en outre à l'ordre du régiment, après la bataille, les capitaines Fagès, déjà cité à Wertingen, Bras, Berthet, déjà cité à Niederaken où il a pris un drapeau; les lieutenants Redon, Caumont, déjà cité plusieurs fois, et Dupuy; les sous-lieutenants Gaudelet, déjà cité à Neresheim , Millet , cité à Wertingen , Jacquelin et le maréchal-des-logis Mimin (Jean). En somme, à cette bataille, le 2e Dragons enleva de haute lutte, à l'armée prussienne, 15 pièces de canon et 2 drapeaux.

Historique du 5e régiment de Dragons par V. De Saint-Just :
...aucune de ces troupes ( les cavaliers des généraux Lasalle, Milhaud et Beaumont) n'assistera aux grandes batailles du 14, car vers la fin de cette journée nous trouvons la cavalerie légère a Ussembach et la 3e division de dragons (5e DRAGONS) à Apolda.


La figurine de dragon à Iena,1806

La figurine de dragon à Iena,1806: Retour de charge (Andréa miniaturesd'après Edouard Detaille, a rendu au 2e Dragons ce qui était au 2e Dragons !

Poche en travers

Remerciements au Capitaine Lacharge qui m'a révélé cette anomalie dans le tableau de Detaille et qui a donc initié ma réflexion à ce sujet. 

samedi 25 octobre 2014

Wavre 2014


"Le dimanche 18 juin 1815, vers 16 h, alors que la bataille de Waterloo est engagée depuis plusieurs heures, les premières unités françaises appartenant à l'aile droite de l'Armée du Nord, placée sous le commandement du maréchal Grouchy, arrivent aux abords de Wavre.
La cité Brabançonne, traversée par la Dyle, abrite un corps de l'armée prussienne sous le commandant von Thielmann. Les ponts permettant de traverser la Dyle ont été barricadés et des milliers de tirailleurs prus...siens ont pris position dans les maisons et les prés situés sur la rive gauche de la rivière de Limal à Basse-Wavre.
L'artillerie française, installée sur les hauteurs d'Aisemont, commence à bombarder la ville vers 16 h et sans en référer à son supérieur, le général Vandamme lance son infanterie à l'assaut du Pont du Christ, principal pont de la ville.
Déboulant de la rue de Namur, les soldats français doivent s'avancer sur la place du Sablon avant d'arriver à ses abords. Treize assaut successifs, particulièrement meurtriers, menés jusqu'en fin de soirée, ne permettront pas aux troupes françaises de prendre définitivement pied sur la rive gauche.
Pour mieux défendre le pont convoité, les Prussiens ont incendié les maisons situées sur le Sablon.
En fin d'après-midi, une attaque dirigée personnellement par le maréchal Grouchy et le général Gérard, échoue devant le Moulin de Bierges fortifié par les troupes prussiennes et entouré de pré gorgés d'eau.
Finalement, en début de soirée, c'est au niveau du Pont de Limal que le gros de l'armée française parvient à traverser la Dyle. Après d'acharnés combats de rues qui se poursuivent tard dans la nuit, les Français prennent finalement le contrôle de Limal.

Le lundi 19 juin, avant le lever du soleil, l'armée prussienne reprend l'initiative et tente de bouter les Français hors de Limal. La tentative échoue et dans la foulée, dans la matinée, les troupes françaises s'emparent des hauteurs de Bierges.
Avertis plus vite que les Français du résultat de la bataille de Waterloo, les Prussiens abandonnent alors le champ de bataille et laissent les troupes françaises occuper les quartiers de Wavre situés sur la rive gauche de la Dyle.

En fin de matinée, ayant installé son quartier général au château de Bawette, le maréchal Grouchy est officiellement informé du revers essuyé par l'Empereur et est chargé par celui-ci de protéger la retraite de l'armée impériale. En conséquence, les dernières troupes françaises se replient sur Namur et quittent Wavre le lundi 19 juin en fin de journée "
Joseph Tordoir, Président de CHAW (source : revivez-la-bataille)

Défilé dans Wavre:



"Bataille" du samedi :






 


 




Fin des combats et repas :






Promotion au grade de Maréchal des logis-chef, du  Maréchal des logis Laplume:






Inauguration de la stèle du Général Gérard ;




Les dragons présents :

 Le Capitaine Lacharge

LMaréchal des logis chef Laplume

Le Brigand (Brigadier Trompette)

Le Tempéré (Brigadier fourrier)

Providence (Brigadier)

Sans Gêne

Fauchepaille

Le Vicomte

Eric

L'Artésien (+ Le Vicomte à sa droite)



Source : http://napo.fr/photos.html

dimanche 19 octobre 2014

Deuxième édition du Jubilé Impérial à Rueil-Malmaison


La Ville de Rueil-Malmaison a fait revivre Napoléon et Joséphine à l’occasion du 2ème Jubilé Impérial qui s’est tenu du 15 au 21 septembre 2014. Le 2e régiment de dragons y était présent.
Ce sont près de 70 000 visiteurs qui ont fait le déplacement pour participer aux nombreuses manifestations organisées par la Ville impériale de Rueil-Malmaison.

Le chateau de Malmaison :
Ce château entre dans l'histoire de France durant le Directoire, lorsque Marie-Joseph-Rose, épouse de Napoléon Bonaparte, l'achète le 21 avril 1799 au banquier Jacques-Jean Le Couteulx du Molay, sur les conseils de Jean Chanorier. Napoléon demande à ses architectes Percier et Fontaine de rénover et redécorer la bâtisse au goût du jour. Le château sera même le cœur du gouvernement français (avec les Tuileries) pendant le Consulat et Napoléon y séjournera régulièrement jusqu’en 1804 avant de choisir le château de Saint-Cloud plus digne de son nouveau rang. Il y viendra cependant jusqu'à son divorce avec Joséphine en 1809....
Napoléon se rendit encore à la Malmaison le 25 juin 1815, "où il fut reçu par la princesse Hortense. Les souvenirs que lui rappela cette résidence lui causèrent une violente émotion. Joséphine n'existait plus. Là tout lui rappelait les brillantes années du Consulat, les triomphes gigantesques de l'Empire."


Le château de Bois-Préau :
Ce Château, acheté par Joséphine en 1810, permit de loger plusieurs personnes de son service comme le médecin ou l'intendant. De plus, elle y accueille à l'occasion des invités et y place le surplus de la bibliothèque de Malmaison comprenant 7500 volumes et une partie du cabinet d'histoire naturelle ainsi que les archives du domaine. Elle entreprend de faire redessiner les jardins par son paysagiste attitré Louis-Martin Berthault. Le château actuel a été reconstruit en 1854. Le parc du Bois-Préau est un écrin de verdure, où la statue de Joséphine rappelle au promeneur que le parc appartenait au Domaine de Malmaison. C'est dans ce parc que la cavalerie Impériale a bivouaqué et manœuvré.



Revue des troupes et défilé du 20 septembre 2014









Dimanche 21 septembre : manœuvres, carrousel, charge...
















Sources :
http://www.jubileimperial.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cent-Jours


Remerciements aux photographes : Carl Baudoux, Nicolas Villeret...